The album merges Flamenco guitar, Arabian, South American and classical music, and unique sounds, creating a sense of dreaming and imagination, making his music a beautiful marriage of culture, a universe which belongs only to Karim Baggili, a music which is powerful, modern, full of emotion and energy.
02 Tango mystic
03 Tanto poco
04 13,7
05 Element 7
06 Albi badawi
07 Moto trankil
09 Lea
11 Pay kash
12 Sutra
13 Patte d'ours
Karim Baggili's fourth album merges together new compositions and unique musical sounds. Music critics have said that his music “is captivating and vivid with precise and elegant arrangements”.
The album merges Flamenco guitar, Arabian, South American and classical music, and unique sounds, creating a sense of dreaming and imagination, making his music a beautiful marriage of culture, a universe which belongs only to Karim Baggili, a music which is powerful, modern, full of emotion and energy.
The group has welcomed two new members: a (female) singer, in duet with Karim and a percussionist. Both of them bring depth and dimension to the music.
In his music, Karim Baggili seeks images which remind him of surroundings, strange (or foreign) stories, dreams and encounters, a vital need to create and progress music.
Karim Baggili (gitaar, oud) is ongetwijfeld een van de bedrijvigste muzikanten in ons land. Na de kameleon-voorstelling Aton Lua, komt Karim met een nieuwe cd van zijn vertrouwde groep die van quartet uitgroeide tot sextet.
Het repertoire bestaat nog steeds uit persoonlijke, beeldrijke composities, voornamelijk gebaseerd op de verschillende Spaanse en Zuid-Amerikaanse ritmes, de technieken van de flamenco-gitaar en de sonoriteiten van het Midden-Oosten, dankzij de Arabische luit.
De nieuwe cd krijgt nog meer diepgang door de nieuwe groepsleden. In duo met Karim of unisono voegt zangeres Karoline de la Serna verrassende melodiein toe. Patricia Van Cauwenberge (percussie, dans) zorgt dan weer voor extra drive.
Lea & Kash is het zoveelste bewijs dat Karim sinds hij in 2000 de eerste prijs op het Open String Festival van Osnabrück haalde, geevolueerd is tot een muzikant en componist zoals we er niet veel hebben in ons landje.
Karim Baggili sort son quatrième album regroupant ses nouvelles compositions.
Une musique imagée et envoûtante, des arrangements précis et élégants joués par des musiciens passionnés.
Guitare flamenco, musique arabe, sud américaine ou classique, mais aussi l'infiniment petit, l'infiniment loin, le temps qui passe, le rêve et l'imaginaire, font de sa musique un beau mariage de culture, un univers qui lui appartient, une musique puissante, moderne, chargée d'émotion et de force.
Le groupe a accueilli deux nouveaux membres: une chanteuse, en duo avec Karim ou l'unisson avec les mélodies et une percussionniste. Tous deux apportent une profondeur et une dimension nouvelle au répertoire.
Il cherche dans sa musique des images, qui lui rappellent des ambiances, des histoires étranges, des rêves ou des rencontres. Un besoin vital de créer et d'avancer pour l'amour de la musique.
Après de nombreuses performances solo, duo, trio, quartet, quintet, Karim Baggili, jeune compositeur et musicien-guitariste atypique sort son quatrième CD "Lea & Cash". Une panacée aux arrangements subtils et riches en instrumentation : bombo argentin, cuatro du Vénézuela, flûte traversière, saxophone soprano, violoncelle, guitares, oud, cajons, pandeiro, etc.
Cet artiste d'origine jordano-yougoslave se raconte à travers un univers musical multidimensionnel, dans lequel il compose une série de mesures inspirées du flamenco, des motifs rythmiques sud-américains, des sonorités empruntées du jazz, de la musique arabe et balkanique. Il joue avec brio accompagné de musiciens hétéroclites et passionnés. Ensemble ils forment le Karim Baggili Sextet : karim Baggili (guitare flamenca, oud, chant), Karoline de La Serna (chant bombo), Kathy Adam (violoncelle), Patricia Hernandez Van Cauwenberge (percussions), Osvaldo Hernandez Napoles (percussions, cuatro) et Philippe Laloy (flûte traversière, saxophone soprano, clavier).
L'importance qu'attache le Sextet au brassage des sons et des couleurs, crée un environnement sonore équilibré, à la fois chimérique et haletant. Au fur et à mesure, la magie opère, précisément, grâce à l'amalgame des voix, habitées, de Karoline de la Serna et de Karim Baggili, mais grâce aussi à la quintessence du violoncelle et du luth arabe, à l'alternance des langages et de passages scandés et aériens...
"Lea & Cash" est une mosaïque d'audaces harmoniques uniques et mélodiques. Un pur moment délectable et envoûtant ...
Karim Baggili est sans doute le secret le mieux gardé de la musique
belge. Ce guitariste flamenco et joueur de luth arabe autodidacte
d'origine jordano-yougoslave nous présente son quatrième album, Lea &
Kash, un nouveau voyage musical dans son monde imaginaire.
Lea & Kash n'est pas un nouveau Roméo et Juliette. Karim Baggili ne
s'est pas inspiré de la pièce de Shakespeare : « Lea et Kash sont des
personnages qui n'existent pas. Ils servent seulement de point de
départ à une histoire que n'importe qui pourrait s'imaginer », raconte
le guitariste et joueur d'oud virtuose. « Cet album est plus imagé que
les précédents. Les gens doivent pouvoir rêver à ce que leur apporte
la musique. Je ne donne pas trop de détails, juste le point de départ
pour que celui qui écoute puisse rêver ».
Et que racontent les morceaux ?
Karim Baggili : Chaque morceau est illustré par une photo dans le
livret. Ça pourrait être la scène d'un film. On voit un personnage
parler. La musique reste au premier plan et les images sont là pour
apporter un petit plus émotionnel et énergétique. J'ai fort travaillé
le mariage entre la musique, le titre et l'illustration. C'est une
trilogie qui se complète. Je ne voulais rien de trop évident, avec
comme titre Il pleut, une photo de parapluie et une musique de gouttes
de pluie. C'est plutôt l'inverse, je cherche l'inattendu : les images
et la musique mènent autre part que le titre le suggère.
Comme par exemple...
Baggili : Arthur Planck est un morceau qui déclenche beaucoup d'images
dans l'imagination. Ça pourrait être une musique de film, connoté Tim
Burton, un univers fantastique. D'autres morceaux comme Consejo del
tiempo et Tango Mystic sont des hommages à la guitare. Je travaille
dur depuis des années pour essayer d'atteindre un certain niveau
technique. Il faut beaucoup de persévérance et de motivation pour
poursuivre une telle étude. J'ai écrit ces morceaux quand j'étais en
forme physiquement.
Maintenant, je dois constamment travailler au niveau des doigts pour
pouvoir les jouer en concert !
La plus grande différence par rapport à vos albums précédents, c'est
l'addition de la chanteuse Karoline de la Serna.
Baggili : Cette addition s'est faite très naturellement. Karoline
était souvent invitée dans mon quartette et je voulais travailler
autour de la voix sur mes nouvelles compositions. J'aime voir la voix
comme un instrument et travailler sur l'harmonie entre voix et flûte à
l'unisson, pour créer un nouveau son comme s'il s'agissait d'un nouvel
instrument.
La percussionniste Patricia Hernandez a aussi rejoint le
groupe.
On avait travaillé avec elle sur les boleadoras (une arme de jet des
gauchos argentins utilisée comme percussion, N.D.R.), elle nous a
rejoints sur le bombo (percussion argentine, N.D.R.).
Comme influences, on entend surtout le flamenco et les musiques arabe,
sud-américaine et classique.
Baggili : Tu peux ajouter la « musique imagée ». Quand quelque chose
me touche, je vais le reproduire, consciemment ou inconsciemment. En
écoutant le générique du deuxième Seigneur des Anneaux, j'ai été
inspiré par la chanteuse qui chante un morceau en accords mineurs très
improbables. Je suis rentré chez moi et me suis mis au travail.
Peut-on vous décrire comme un Anouar Brahem belge ?
Baggili : Inévitablement, les gens me parlent d'Anouar Brahem. Ce
serait très flatteur, mais je note quand même une grande différence :
Anouar a son propre son auquel il reste fidèle à travers ses albums,
ce qui a un effet rassurant. Ce que moi je fais, n'est pas trop
rassurant. J'essayerai toujours de varier. C'est mon désir de ne pas
répéter deux fois la même chose.
Het Luikse label homerecords.be maakt de wereld deelgenoot van een groep musici die ons steeds weet te verrassen met prachtige muziek.
Uitten in het verleden de collega's Van Wee en Scipio hun bewondering voor Dietrich en Milann & Laloy, ditmaal is het mijn beurt u te berichten over de vierde cd van Karim Baggili. Lea & Kash is zo'n typische mix van stijlen waarin homerecords.be excelleert. Naast gitarist Karim treffen we in de begeleiding Philippe Laloy (fluit en sax), Kathy Adam (cello), Karoline de la Serna (zang) en percussionist Osvaldo Hernandez-Napoles aan die een heerlijke smeltpot van continenten overspannende muzikale gerechten op het vuur zetten. De aroma's die je muzikale zinnen strelen, zijn even verfijnd als verslavend. Latijns-Amerikaanse ritmes, flamencopracht, Arabische toonschalen, klassiek klatergoud en nog heel veel meer daartussen krijgen een plaats binnen het repertoire.
Voor liefhebbers van muziek die niet bang is buiten bestaande paden te treden, is Lea & Kash een cd om van te watertanden. Tel er de heldere mix en een fraaie presentatie bij op en je hebt met de aanschaf van deze cd weer een stukje muziekmagie in huis dat dit label kenmerkt.
De vader van Karim Baggili is Jordaniër, zijn moeder komt uit ex-Joegoslavië en zijn grootmoeder is Palestijnse. Kan zo'n muzikant iets anders maken dan 'smeltkroesmuziek'? Baggili, die in België is opgegroeid, heeft aan zijn vele vakanties in Jordanië zoveel herinneringen overgehouden dat de Jordaanse cultuur in zijn vel zit.
Maar op zijn derde album, Lea & Kash, gaat zijn muzikale reikwijdte nog verder. We horen flamenco in een rondedans met Arabische, Latijnse en klassieke muziek. 'En denkbeeldige muziek', voegt Baggili eraan toe. 'Ik hou ervan sfeerbeelden op te roepen. Lea en Kash zijn personages. Ze vormen het begin van een verhaal dat ieder zich op zijn manier zal inbeelden.'
Bij elke song hoort in het cd-boekje een foto. Die dient als aanzet om weg te dromen. Baggili: 'Elke track zou een filmscène kunnen zijn. We zien een personage zonder te weten wat of wie hij is. Aan de hand van de synergie tussen muziek, titel en foto wil ik emoties oproepen. Maar vaak heeft de foto niets te maken met de titel of met de muziek. Ik hou ervan de luisteraar op het verkeerde been te zetten.'
De stem van Karoline de la Serna doet me soms aan middeleeuwse muziek denken.
'Karoline is een klassiek geschoolde zangeres die schippert tussen barok en klassiek. Ik vraag haar uitdrukkelijk alle kanten uit te gaan en te experimenteren met haar stem.'
Opvallend hoe ze haar stem als instrument gebruikt.
'Daar is het om te doen. Het is niet makkelijk zang toe te voegen aan een instrumentaal ensemble zonder het evenwicht te storen.'
'Karoline zingt teksten in slechts vier songs, voor de rest gebruikt ze haar stem als instrument. Ik ben verzot op de harmonie tussen haar stem en de dwarsfluit van Philippe Laloy. De combinatie klinkt als een volledig nieuw instrument.'
Waar haalt u de inspiratie voor uw composities?
'In het dagelijkse leven. Bij het horen van de eindgeneriek van Lord of the rings bijvoorbeeld kreeg ik kippenvel van de zangeres die arrangementen zingt in een onwaarschijnlijke kleinetertstoonladder. Ik ben meteen naar huis gegaan om te experimenteren. Het resultaat is Arthur Plank,: de song roept een bovennatuurlijk universum op. De perfecte soundtrack voor een film van Tim Burton.'
Hoe hebt u uw eigen stijl ontwikkeld?
'Ik luister niet veel naar andere muziek, niet uit egoïsme of egocentrisme, maar om me beter te concentreren op mijn eigen werk. Ik weet wat ik wil en wil niet in verwarring gebracht worden. Uit die afzondering ontstaat mijn muzikale persoonlijkheid.'
Geen meesters naar wie u opkijkt?
'Toch wel. Heel wat luitspelers en flamencogitaristen inspireren me. Gerardo Nuñez is een flamencogitarist die technisch gezien bovennatuurlijk is. Bij het componeren van mijn eerste album Douar heb ik veel aan hem gedacht.'
Ook op dit album krijgen we uw gitaartalent te horen, onder meer op 'Consejo del tiempo' en 'Tango mystic'.
'Dank u. Ik schreef die nummers toen ik technisch in topvorm was. Dat verplicht me nu veel te repeteren om op niveau te zijn tijdens mijn optredens. Ik heb jarenlang gezwoegd om de flamencogitaar volledig onder de knie te krijgen. Deze nummers zijn een ode aan al die uren die ik alleen in mijn kamer en in mijn studio doorgebracht heb.'
En Anouar Brahem?
'Het lijkt onvermijdelijk dat mensen me met Anouar Brahem vergelijken. Het is uiteraard een grote eer, maar we zijn verschillend.'
'Brahem bewaart in al zijn albums een gelijkaardige sound, dat heeft iets geruststellends. Ik niet. Ik wil op elk album breken met mijn vorig werk en ga steeds op zoek naar nieuwe horizonten. Dat is wat me boeit in de muziek!'
Karim Bagilli takes his previous built up visions to a next level, having grown from a quartet pallet of expressions to a sextet, showing his visions in a filmic concept, just like a seriously composed chamber orchestra piece but with world folk musical themes.
Being from former Yugoslavian/Lebanese roots himself but living in Belgium, it is as if he witnesses a part of Belgium's cultural heritage where some other roots from the past has been mixed (to be heard in the Spanish guitar, in a colder chamber-like setting), and where at present also different languages quickly set in. When I travel by bus in Antwerp I hear Spanish, Arabic and Polish (conversations to mobile phones mostly) almost more often than Dutch, in Karim Baggili's concept they all have their shares of songs. With a melancholic flavour, a tango like dance and Spanish acoustic guitar and the chamber orchestra setting to start with they seem to have one musical language in common. This combined with his own Arab roots we hear in fact Spanish/ western classical /Arab modes mixed, most clearly composed from the mind of the guitarist/oud player, but in reality eventually led by the vocalists, being often an instrument (in duets and without words) amongst the orchestra when singing outside the songs, or by the cello and guitar/flute.
An over 60 minute concept that listens like a filmic story. The booklet with photographs confirms this impression as if there really is a movie involved.
aan Karim Baggili wijdden we al zo vaak artikels dat we voor een keertje liever de woorden weergeven die zijn platenbaas Michel Van Achter (Homerecords) ons zopas toestuurde en toestond te citeren in parafraserende hertaling:
,,Karim is een verbazingwekkende muzikant omwille van de rijkdom van zijn universum en zijn instrumentbeheersing, maar ook een verbazingwekkende mens omwille van zijn eenvoud en vriendelijkheid. Ik denk dat het precies het geheel van die parameters is die zijn muziek maken tot wat ze is: helder en lichtend, hartelijk en warm, complex, maar zonder loze virtuositeit, virtuositeit enkel ten dienste van wat hij wil vertellen.''
(,,Karim est étonnant en tant que musicien pour la richesse de son univers et sa maîtrise des instruments mais aussi en tant qu'homme pour sa simplicité et gentillesse et je crois que c'est l'ensemble des paramètres qui font de sa musique ce qu'elle est : lumineuse, chaleureuse et complexe... sans virtuosité gratuite, seulement des éléments qui viennent servir un propos.'') We konden het niet schooner zeggen! Prachtig artikel/interview trouwens van Benjamin Tollen in De Standaard van 17 maart!
Noot: Karim had meegewerkt aan Traduzca, het opmerkelijke debuut van zangeres met Spaanse roots Karoline de la Serna. Nu is ze één van de klassenbakken in het sextet op Lea & Kash en drukt meteen haar stempel op het totaalgeluid.
Dépaysement garanti et invitation au voyage étaient au rendez-vous samedi soir à l'espace Gérard-Philipe avec Karim Baggili et ses musiciens. Un récital qui lui a permis de présenter au public son nouvel album, Lea and Kash.
Né en Belgique d'un père jordanien et d'une mère serbo-croate, Karim Baggili aime à brasser les cultures et propose un univers musical onirique et varié à l'image de sa musique, métissée. Pour preuve, il chante en espagnol, en arabe, en anglais, en serbo-croate et même en flamand...même si pour le dernier idiome il confesse quelques difficultés : « Je vis en Belgique mais je ne parle quasiment pas un mot de flamand ! Mais comme nous faisons de la musique du monde, il me paraissait intéressant d'essayer car je trouve que chaque langue a sa musicalité propre, il suffit de la trouver ».
Accompagné de Kathy Adam (violoncelle), Philippe Laloy (flûte traversière et saxophone), Osvaldo Hernandez (percussions), Patricia Van Cauwenberge (percussions) et Karoline de la Serna (chant, bombo), Karim Baggili a offert une évasion musicale entre flamenco et jazz, musique orientale et latino. Une invitation au voyage où chacun décide de sa destination, au gré de ses envies et de son imagination.
Karim Baggili voorstellen is in sommige kringen een beetje overbodig,
maar omdat ik zo vrij ben er van uit te gaan dat de meeste lezers van
deze website niet behoren tot die "bepaalde kringen", toch een kleine
poging: Karim is in 1976 in België geboren uit Jordaans-Joegoslavische
ouders. Zoals het hoort voor een 16-jarige, startte hij op die
leeftijd met elektrische gitaar, maar al snel schakelt hij over naar
de flamencogitaar en later de oud. Op die twee instrumenten is hij in
de loop van de voorbije jaren uitgegroeid tot een absolute
grootmeester die in heel Europa geprezen en gewaardeerd wordt omwille
van zijn virtuoze muzikaliteit en zijn compositorisch vermogen.
Op zijn derde soloplaat - noteer dat Karim de voorbije zeven, acht jaar
actief en aanwezig was op zowat elke moderne folkplaat die in dit land
opgenomen werd, van Nathalie Loriers en Traces tot Dazibao - zet hij
dertien filmische stukken neer. Wie het begeleidend boekje bekijkt,
merkt dat bij elk nummer een foto hoort, die volgens Karim nochtans
niet noodzakelijk in het verlengde van de muziek ligt. Alleszins: de
luisteraar krijgt het misschien niet makkelijk gepresenteerd op deze
plaat, maar wie wil luisteren, die hoort verschrikkelijk mooie dingen:
de flamencogitaar, de fenomenale percussie van Osvaldo
Hernandez-Napoles, de superwendbare stem van Karoline de la Serna
(luister ook eens naar haar soloplaat Traduzca!), het fluitspel van de
alomtegenwoordige Philippe Laloy...allemaal samen leidt het tot een
fantastisch mooie plaat, die evenveel over laat aan de verbeelding van
de luisteraar, als er aangeboden wordt aan zijn oren. Zeker: de mix
van Spaans, Latijns-Amerikaans, Oriëntaals en alles daar tussenin, is
niet meteen geschikt voor beginnende oortjes.
Maar...u heeft toch ook
allemaal spruitjes leren eten? Welaan dan, waarom zou u bij de
muzikale fruitpap blijven hangen?
Le Karim Baggili Sextet vient juste de sortir un album à découvrir
C'est la bonne nouvelle du printemps: Karim Baggili vient de sortir un nouvel album, intitulé Lea & Kash ! Le très talentueux guitariste aujour- d'hui installé à Wavre n'est plus accompagné de trois musiciens (Kathy Adam au violoncelle, Osvaldo Hernandez aux percussions et Philippe Laloy à la flûte traversière et au saxophone soprano) mais de cinq artistes puisque Karoline de la Serna (voix) et Patricia Hernandez (percussions... comme son époux) ont rejoint le groupe.
Tout profit pour la musique, encore plus plaisante à écouter. "Tout s'est fait très naturellement", explique Karim, qui se charge par ailleurs de toutes les compositions. "Patricia jouait déjà avec nous de temps en temps comme invitée. De même que Karoline... Puis, en dernière minute, au moment de clôturer la pochette, je me suis dit que nous avions travaillé à six sur ces titres, il était donc sensé de parler de sextet."
Conséquences directes de ce double apport, la musique est rythmiquement parlant encore plus riche et les voix (celle de Karim comprise) sont plus présentes qu'auparavant.
Celui qui a découvert la guitare, ado, au travers de Mark Knopfler (Dire Straits) avant d'apprendre en autodidacte, avoue : "C'était une envie de ma part qu'elle soit utilisée comme un instrument pour ne pas éclipser les autres sons. Au niveau des langues véhiculées, il y a du serbo-croate (des paroles écrites par ma mère), de l'arabe, de l'espagnol, de l'anglais et du flamand".
Pas de français ? Un manque largement compensé (et souvent avec humour et humilité) par l'intéressé lors des concerts où la dimension émotion est encore plus prégnante. L'expression, parfois mal usitée, musique du monde est donc toujours idoine pour qualifier ce nouvel opus de Karim Baggili.
Avec, toutefois, un accent particulier sur la guitare lors de certains morceaux. "Je voulais lui rendre hommage", note-t-il. "Il y avait aussi le désir de faire des arrangements plus imagés. C'est un peu avec le même esprit que j'ai choisi le titre du disque. Lea & Kash, c'est ouvert, ça fait rêver. Ces deux personnages, impossible de dire au public de qui il s'agit puisque, moi-même, je ne les connais pas. Il y a au moins ce détail que j'ignore de l'album et ça, ça me plaît."
Six musiciens pour un album tout frais qui gagne à être écouté encore et encore.
Chaque album est une chance de remporter des cadeaux originaux
MUSIQUE Lea & Kash n'est pas qu'un excellent album, c'est aussi une chance de remporter l'un des prix originaux mis en jeu par Karim Baggili : six compositions inédites sur mesure, six concerts live at home et quatre master class de guitare flamenca.
L'intéressé avoue modestement : "c'est super gai de faire des cadeaux. Mais il faut toujours acheter, dépenser de l'argent... Ici, c'est l'occasion pour moi d'offrir un truc personnel, un truc que j'adore faire : composer et jouer. Qu'il s'agisse d'écrire un morceau adapté aux désirs des gens ou de me produire (seul ou avec le sextet) au domicile des gagnants. D'autant que, contrairement à ce que beaucoup pensent, je ne suis pas overbooké en permanence. Et puis, ce type de concert, c'est super sympa : on est toujours bien accueilli, c'est chaleureux..."
Autre raison d'acquérir le CD : les bonus auxquels il donne droit sur le site web dont des morceaux inédits, des work in progress mais aussi des astuces personnelles. "J'y explique un ou deux exercices que j'utilise régulièrement", précise le Wavrien. "Notamment l'arpège de 13,7. On me demande parfois comment le faire. Ici, tout est détaillé... Ça intéressera les guitaristes. Et ça me plaît de partager ça."
À noter que Lea & Kash sera à découvrir sur scène dans les semaines et mois à venir. Avec, en ce qui concerne le Brabant wallon, des haltes à Tourinnes-la-Grosse (Relais Saint-Martin) le 24 avril et à Louvain-la-Neuve (Fnac) le 5 juin.
En savoir plus : Site web : http://www.karimbaggili.be/KarimBaggili/index.htm
Acheter le CD, c'est peut-être gagner un concert chez soi.
"Attention, trésor!" vous prévenait-on, quand à Babelmed en 2007 nous avons découvert Karim Baggili, jeune guitariste et oudiste belge né en 1976 d'un père jordanien et d'une mère yougoslave, prédisant que c'était là un musicien "avec lequel il faudra compter dans les années qui viennent" (www.babelmed.net/index).
Promesse tenue par le jeune compositeur, avec cet album flamboyant, qui le place d'emblée très haut parmi les meilleurs artistes que l'Europe nous ait offert ces dernières années. Un univers musical qui n'appartient qu'à lui et des compositions d'une rare originalité, à la fois oniriques et pleines d'inventivité, qui nous emmènent de surprises en découvertes: on pense à Keith Jarrett, à Tigran Hamasyan, ou à Anouar Brahem, pour citer trois artistes dont les compositions sont menées par le rêve tout en étant le fruit d'une recherche musicale extrêmement élaborée .
Construction: c'est à Bach aussi qu'on pense à l'écoute de certaines compositions, car Karim Baggili peut être cérébral tout autant que fougueux ou poète. Le livret qui accompagne le disque exprime en photos l'univers musical de Karim Baggili: les images sont familières - un visage, une rue, un ciel... (les photos sont de Yasmine Baggili) - mais l'assemblage en fait des tableaux poétiques, ce sont des visions, c'est-à-dire des interprétations et non des reproductions de la réalité. Et, de la même manière qu'une photo ou peinture peut être réaliste ou abstraite, en passant par surréaliste, Karim Baggili incorpore ici des éléments venus de tous les univers musicaux qu'il a traversés, et qui nous traversent tous - chants populaires, flamenco, violoncelle classique, chants sans paroles des créations contemporaines, etc... - et c'est au total son monde à lui qu'il nous livre, et nous offre à entendre.
Les titres des compositions, comme les langues utilisées - espagnol, arabe, hindi, plus cette non-langue chantée par Karoline de la Serna, qui est de la musique sans mots - disent aussi cette ouverture à tous les vents: - "Consejo del tiempo", "Albi badawi" (Mon coeur est bédouin), "Elément 7" (comme on dirait Partita n°3), "Moto trankil", "Pay cash", "Sutra"...
Un album exceptionnel, qui rend à la fois zen et heureux.
De ouders van Karim Baggili komen uit Joegoslavië (zijn moeder) en Jordanië (zijn vader), en zelf is hij geboren in België, waar hij bij het onvolprezen platenlabel Homerecords.be al regelmatig heeft laten horen waartoe hij in staat is op de flamencogitaar en vooral ook op de oud, de Arabische luit. Niet alleen op zijn eigen albums, want Baggili speelt mee op zowat elke Belgische nu-folkplaat die er toe doet.
Lea & Kash is zijn derde album onder eigen naam, en hier horen we een unieke vorm van wereldfusie, met flamenco, tango, arabische en oosterse geuren en klassieke sferen. De composities van Baggili zijn prachtig, helder, lyrisch en meeslepend. Hij speelt zelf niet alleen technisch virtuoos, maar ook met passie en gedrevenheid. In zijn band vinden we een aantal topmuzikanten als Philippe Laloy op fluit en sopraansax, Kathy Adam op cello, zangeres Karoline de la Serna en percussionist Osvaldo Hernandez-Napoles.
Ze maakten samen een album voor iedereen die met open oren en een breed gezichtsveld wil luisteren.
Drie fragmenten laten we hier horen - een uit het titelnummer, en, ietwat ongebruikelijk, twee verschillende fragmenten uit het slotnummer Patte D'Ours, een fragment uit het begin van het nummer waarin de cello de hoofdrol speelt, en een stukje ruim halverwege, waar de hele band aardig op stoom is.
Après son premier album "Cuatro con cuatro" (Homerecords 2005) et sa participation, d'une part, au groupe Traces ("Sigh Moon" en 2004), déjà avec Philippe Laloy, d'autre part, au projet "Chemins croisés" de Nathalie Loriers, voici le nouvel enregistrement personnel de Karim Baggili.
Qu'y a-t-il de changé par rapport à son premier album? On retrouve, à la base, le même personnel: Philippe Laloy au saxophone soprano et à la flûte, Kathy Adam au violoncelle et Osvaldo Hernandez-Napoles aux multiples percussions (cajon, bongo, udu et multiples tambourins, du riq nord-africain au pandeiro brésilien). A côté de ceux-ci, outre Patricia Hernandez-Van Cauwenberge au bombo (gros tambour latino-américain), on retrouve la chanteuse Karoline de la Serna, avec qui Karim vient d'enregistrer l'album "Traduzca".
Si le répertoire est toujours constitué de compositions originales, la tonalité de l'album est sensiblement différente. D'abord, grâce à l'apport de la voix, mais aussi, suite à un nouveau rapport de force entre les instruments: certes, Karim utilise encore l'oud, ce luth arabe, dans la suite Trilogie 22 22, mais c'est la guitare flamenco, avec ses références arabo-andalouses, qui prend résolument le dessus, avec une prédilection pour les climats mélancoliques, comme sur Tango Mystic, Patte d'ours ou cet Arthur Planck parsemé de quelques touches de glockenspiel.
La complicité empathique entre les différents membres du sextet est totale et la palette sonore toujours aussi riche en nuances.
De derde CD van de Belgische snaren speler Karim Baggili is zijn mooiste tot nu toe. Op Lea & Kash bespeelt hij de ûd (Arabische luit) en de flamenco gitaar; helder, fris en constructief.
Waar menig musicus zich verliest in virtuositeit, is Karim Baggili naast een begenadigd musicus ook een fantastisch componist. Melodieën die door de ziel snijden, met onverwachte wendingen en eigenzinnige arrangementen.
Op Lea & Kash wordt de luisteraar getrakteerd op een scala aan muzikale invloeden uit Spanje, de Oriënt en Zuid-Amerika, met hier en daar een West-Europese klassieke inslag. Daarbij gebruikt hij de zangstem als instrument; Karoline de la Serna zingt lange, gedragen tonen; heel subtiel, maar duidelijk aanwezig. Unisono met o.a. fluit, sax of cello. Een duidelijke arrangement keuze die de muziek aan de ene kant heel persoonlijk maakt, maar aan de andere kant ook lichtvoetig en er iets aan kracht wordt ingeboet. Desondanks blijft Lea & Kash een wereld CD waar veel te halen valt voor de avontuurlijke luisteraar!
De muziek van Karim Baggili wordt versterkt door de foto's in het begeleidende CD-boekje. Beeldende foto's van Yasmina Baggili, die je een beetje op weg helpen bij het filmisch karakter dat in zijn muziek onmiskenbaar aanwezig is.
Karim Bagilli (1976) wordt geboren in België uit Jordaans-Joegoslavische ouders. Als jongen van 16 kiest hij voor de elektrische gitaar die hij al snel inruilt voor de flamenco gitaar. Tijdens een van zijn vele reizen naar Jordanië koopt hij een ûd (Arabische luit) en leert ook dit instrument bespelen.
Hij schrijft muziek voor theater en (korte) films. In 2000 wint hij de eerste prijs van het "Open String Festival" in Osnabrück. Hij speelt in verschillende groepen waaronder Traces en Turdus Filomelos en sinds 2004 heeft hij zijn eigen Karim Baggili Kwartet dat op zijn laatste CD Lea & Kash is uitgebreid tot een sextet.
"Lea & Kash" ist bereits die dritte CD des jordanisch-jugoslawischen Gitarristen Karim Baggili.
Sein Aufenthaltsort ist Belgien. Man könnte also jede Form von Musik von ihm erwarten, so weltgewandt, wie er ist. Doch seine Liebe gilt dem andalusischen Lied, dem Flamenco und den Rhythmen mit lateinamerikanischem Einfluss. Allerdings verlässt sich Karim Baggili nicht allein auf seine virtuos gespielte Gitarre, sondern verwebt sie mit Flöte, Cello, etwas Stimmakrobatik und verschiedenen Perkussionsinstrumenten. Manchmal, wie in "Albi Badawi" ist es ein beängstigend vorwärtsjagender Rhythmus, als würde er das Gefühl von Flucht vertonen. Dann findet er plötzlich zu einer Ruhe, die sentimentale Erinnerungen weckt. So erweist sich "Lea & Kash" als eine kunstvoll verspielte CD, voller spannender Songs, die im Kopf zu farbenfrohen Bildern werden. Bilder wie sie in surrealen Szenen auftauchen.
Musik, mystisch und einfallsreich, real und greifbar und doch wieder so unglaublich wie einer jener unfassbaren Träume, aus denen man so ungern wieder erwacht.
Si l'on veut un exemple incontestable de surdoué de la musique, Karim BAGGILI, né en 1976, s'impose mais cependant sans fanfare ni trompette. L'homme est discret, presque effacé, dans les groupes où il officie et même au sein de ses propres musiciens. Il suffit pourtant qu'il prenne en main une guitare ou un oud pour qu'on ressente immédiatement cette différence qui s'appelle le don, cette facilité presque surnaturelle à faire d'un instrument une partie inaliénable de soi.
Tout a commencé pour ce belge d'origine jordano-yougoslave avec un cadeau de sa soeur, un disque de DIRE STRAITS. Karim avait alors 16 ans et sa rencontre virtuelle avec Mark KNOPFLER va bouleverser sa vie. Il achète quelques mois plus tard une guitare électrique et se met à apprendre à jouer de sa six cordes en autodidacte. Puis il découvre le flamenco à 19 ans et entreprend tout seul d'en acquérir les techniques de jeu. Ensuite, c'est le oud qu'il apprend au retour d'un voyage en Jordanie. Et il donne tout de suite dans la perfection. D'ailleurs, c'est très simple, en 2000, il remporte le premier prix de l'Open String Festival d'Osnabrück, en Allemagne. Sa carrière est alors toute tracée. Il commence par composer la musique de plusieurs documentaires et court-métrages puis joue avec la pianiste de jazz Nathalie LORIERS et accompagne sur scène et en studio la chanteuse anglaise Mélanie GABRIEL. Mais sa volonté est aussi de présenter au public sa propre musique.
Il fonde alors son groupe, le KARIM BAGGILI QUARTET, dans lequel il joue des compositions inspirées du flamenco, des rythmes sud américains, de la musique orientale et du jazz. Un album sort de cette formation, Cuatro con Cuatro, parution presque simultanée à un autre album, solo, de Karim BAGGILI, Douar. La presse salue unanimement le talent du musicien et la beauté des albums. Émouvant, envoûtant et sublime sont parmi les adjectifs les plus employés. Et ce n'est pas avec ce nouvel album, Lea & Kash, qu'on va cesser de les utiliser. J'ai eu la chance d'écouter l'opus joué sur scène avant même de pouvoir l'écouter sur disque. Un bonheur total. Karim BAGGILI y fait montre d'une telle facilité qu'il semble à peine jouer. Et pourtant il joue, à la perfection, guitare et oud. Symbiose avec ses musiciens et intimité rare avec le public. Instants magiques que j'ai retrouvé sur le disque d'une musique étonnante et raffinée, novatrice et intemporelle, fraîche et profonde.
Un enchantement que je vous invite à découvrir sans tarder !
Karim Baggili a envoûté le public d'un parfum d'Orient, vendredi...
Au programme de la soirée de vendredi dans le cadre du Festival d'art de Huy, Karim Baggili. Musicien aux talents multiples et qui distille l'essence de ses origines à la fois balkaniques et orientales sur le manche de sa guitare ou de son luth arabe. Pour le concert d'ouverture, ce musicien polymorphe avait choisi la formule du sextet : Kathy Adam et son violoncelle, Osvaldo Hernandez, le percussionniste mexicain le plus inventif du festival, et l'excellent Philippe Laloy, qui avait délaissé son saxophone soprano pour se vouer à sa seule flûte traversière. Le quartet de base de Karim Baggili était complété par Karoline de la Serna, dont les vocalises introduisaient une dimension cristalline, alors que Patricia Van Cauwenberge manipule de manière spectaculaire les bolas argentines.
Fort de cet équipage, Karim Baggili nous emmène en voyage. Glissant sans transition des rythmes flamenco aux thématiques d'Orient, il vogue des côtes ibériques jusqu'au pays de l'oud dont la sonorité dégage des parfums de thé à la menthe, de taboulé et de gâteaux au miel. Karim Baggili a su créer une atmosphère, comme la musique d'un film dont chaque séquence est liée et qui envoûte le spectateur que nous sommes. Il se dégage de tout cela quelque chose de magique mais aussi d'emphatique, voire de grandiloquent. Et c'est sans doute le seul défaut de ce spectacle. Jusqu'où peut-on aller très loin dans la création musicale au risque de perdre le contact avec le public ? Comme si l'artiste était désormais intouchable...
'Lea & Kash', genoemd naar de één van de twee drieluiken op de cd ('Trilogie 2222'), is het derde album van Karim Baggili onder eigen naam, na 'Cuatro con Cuatro' (met zijn Quartet) en 'Douar'. Karims stijl is intussen bekend, ook van zijn coöperaties (Dazibao, Traces, Turdus Philomelos, Karoline de la Serna, duo met vast slagwerker Osvaldo Hernandéz-Napoles…) en hij doet die opnieuw alle eer aan: zijn briljante spel op de flamenco gitaar en de ud, vingervlug, complex en loepzuiver, staat altijd ten dienste van wat hij muzikaal te vertellen heeft, en dat is veel. Zijn Jordaans-Joegoslavische roots, zijn passie voor Paco de Lucia, Dire Straits (!) en de Amerikaanse muziek, zijn beheersing van diverse muzieksoorten (flamenco, jazz, klassiek, Zuid-Amerikaans) en zijn flair om zich te omringen met de juiste mensen maken hem volstrekt uniek: ook 'Lea & Kash' grossiert in prachtige melodieën, gevat in composities die ondanks het eclectisme duidelijk Karims handtekening dragen. 'Consejo del Tiempo' opent de cd veelzeggend: een klaterende notenwaterval die een melodie vol 'alegría' dient met in steun de klare, krachtige stem van de la Serna, Waalse met vurige Spaanse roots, die af en toe op de voorgrond treedt. Zelfs Karim waagt zich aan de zang (o.a. 'Pay Cash') Klassenbakken als Philippe Laloy (fluit, sax) en Kathy Adam (cello) brengen alles op smaak. En uiteraard wisselt de 'duende' gepast af met verstilling, diepgang en introspectie als in 'Moto Trankil'.
Describe your nominated work:
Lea & Kash. When I composed this album, I wanted to feel and see images while listening to the peaces. As if each track was the original sound track of an imaginary movie. It was also important to me to have a few guitar peaces that would give homage to guitar and also to the hours I spent working on it, « Consejo del Tiempo » or "Tango Mystic" on this album are good examples. I also love unisono, I think it's just magic. There are a lot on this album: flute, cello and voice sing the same theme making a new sound all together. I also adore polyrhythmic. Since Osvaldo (who plays percussions) is passionate by all the South Americans percussions I had the opportunity to compose for a lot of percussions. So it give groove but also a lot of power… I just like it! And to resume the rest otherwise I'm going to be too long. So for this album I composed songs in Arabic, Serbian, Spanish, there are mainly instrumental peaces played with the guitar or the ud and my aim was to make my self dream when I would listen to it (even if I never put it in my cd player : ) ...)
Why did you choose to submit this work to The 10th IMAs?
Thanks to my sister Yasmina with whom I work for my career. Besides working for the general management she's attentive to what exist on the net. So one day she talked to me saying that it would be great to submit for the IMA. I agreed of course.
Did you use any unusual effects or instruments in this recording:
Well, as I said, there are a lot of percussions from South America: Bombo, Cajon, cajita, pandeiro, Riq…that are unusual. I've also used a xylophone and a lot of voices… I don't use any effect unless the reverb, since I use Karoline's voice as an instruments, it gives a lot of space and it also gives magic to the melody. Or for unisono it helps to mix it with the flute and the cello creating a confusion of sound. Other Wise I like when the sound is natural. Of course there are a lot of plug ins in the mix: …eq, compressor, low fi…
Were there any happy accidents while in the studio, or did everything go as planned?
I usually have every thing clear in my mind, so for the first part of the work I stick to the plan and then, when the main instruments are recorded I try some unusual things that could give a feeling that I would have not suspected. 'Happy accident ' definitely exist, I remember I was recording and I was not satisfied with the take, so I got nervous and I shouted something… suddenly I though it was pretty interesting in that part of the peace to hear someone shouting… as for ex in Lea & Kash (track n10) at 3'14'' if you listen carefully, you will hear tow persons shouting… One on the L channel and the other one on the R and it mixed very low with lot of reverb of course.
Did fans help you fund this project?
No they didn't
Who's sitting in your audience?
I guess people who like 'world music'
What is your favorite part of the musical process?
Composing, recording, rehearsing and then…playing on stage. I love each part of the work but playing in front of an audience is really exiting and great. I really love the feeling before coming on stage and knowing that people are sitting waiting for some music. And then I just sit and play and be my self. And when you feel the audience is having a great time and loves what you do, you just feel a little bit of satisfaction (sometimes it's good for health…) and most of all it give you the confidence and energy to go on and you realize that people need art and that it's part of our life… so it's pretty cool!
Are there any songs you wish you wrote?
Danse macabre, Op. 40 by French composer Camille Saint-Saëns. I love it.
What artists are you listening to that would surprise your fans?
Maybe Regina Spektor… She's great!
What is your dream show lineup?
It would be great for one show to have no number of musicians limit. A sort of world music orchestra with as much as musicians I would need…
What is your guilty pleasure on the road?
Driving for hours is easier with some Belgian chocolate …
Any close calls or mishaps while on tour?
I had a solo concert in Germany. We were on the road and there was like a huge car file.
We turned on the radio and they were talking about an accident with some trucks, it took us 5 hours to drive a few miles… we never arrived at our destination. Bad souvenir… That day, we ate a lot of chocolate!
Do you have any rituals before you go on stage?
Well, I'm a relax kind of person, but I need to warm up my fingers, so I make exercices while listening to my friends talking and laughing… I like to get in the mood like that.
Should music be free?
Well, it's more comfortable if there's some money for art.
How has digital affected your career?
I can't really tell but it does of course. Fortunately, we still have live music and bands sales lots of albums after a nice concert.
Are digital singles vs. full albums the future of music?
Personally, I like the idea of buying an album, but my little sister don't buy cds anymore, unless for us at Christmas time, so I'm not quite sure her children will feel like buying albums. So I hope it will last as much as possible but I accept the idea and I guess we will all have to find new ideas that make it fun, magic or profitable to everyone.
Finish this sentence: The music industry is...
wide but each one of us has a chance to succeed but still the most important thing is to be able to consume one's passion.
La dixième édition des Pot'arts s'est offerte, à l'invitation de la communauté de communes du secteur d'Illfurth qui l'organise, une remarquable entrée en matière jeudi soir avec le KarimBaggili sextet. Entre la péninsule ibérique et les infinies étendues du désert jusqu'aux gorges de la Jordanie, ode à l'errance sur un jazzy volant.
Un moment de grâce et de virtuosité porté par la dextérité : le lever de rideau a parfaitement rappelé la raison pour laquelle les Pot'arts sont des rencontres. Car c'en furent, autour d'une musique ayant elle-même fait abstraction de toute frontière, entre un public et des musiciens posés sous ce chapiteau éphémère. Un public ? « Des » plutôt, où se retrouvaient les fidèles qui essayent de faire le plein pour l'année, les habitués qui profitent des occasions avec la conviction d'un beau rendez-vous à la clef, ceux qui viennent un peu par courtoisie mais se laissent happés, ceux encore qui viennent parce qu'ils se sont soudain rendu compte qu'un grand nom de la guitare jazz était à Tagolsheim où les autres encore qui viennent parce que tiens, il se passe "un truc" dans le coin ce soir. Résultat : un chapiteau plein ou peu s'en faut dont chacun ressortira estomaqués par le niveau. Excellemment accompagné, Karim Baggili affiche une humilité qui contraste franchement avec un jeu qui en impose. Nombreux seront les guitaristes qui se diront modestes grattouilleurs de cordes après la performance.
Assurément, la technique est maîtrisée, tant au jeu de la flamenca enflammée qu'à l'oud si peu aisé à dompter. Mais après le doigté vient l'esprit, le coeur des compositions de Baggili. Là se trouve l'errance, là se tissent les rencontres dans la nature même d'un musicien belge d'origine jordano-yougoslave. Un morceau de monde dans les gènes qu'il diffuse comme un émetteur.
Tourbillon de sable et parfum de thé à la menthe
Cela commence par un jeu clair comme une source fraîche, scintillant avant de frissonner sous le feu andalou. Un détour par une poignante chanson mexicaine et la guitare flamenca se lève, farouche et grave, ondoyante et aérienne cependant. Une percussionniste se fait alors acrobate et danseuse, faisant claquer le parquet de ses talons et de cordes lestées de boules de bois dans une rythmique circassienne. Un "numéro" qui inspire le respect autant qu'un numéro de charme. Gibraltar est proche : embarquement immédiat pour une traversée agitée tandis que voix et flûte se pénètrent à l'unisson, comme un écho, un murmure plein de mélancolie. Soudain surgit une caravane séculaire dans un tourbillon de sable et un parfum de thé à la menthe. Karim Baggili et ses acolytes jouent en cinémascope et donnent à voir des images en grand format, usant de boîtes étranges pour leurs percussions comme de tambours de peuple nomade avec lesquels une musicienne se lance dans une chorégraphie. Percussions, martiales parfois, elles sont omniprésentes et forment souvent l'architecture des morceaux dans des constructions qui désormais lorgnent vers le Maghreb et au-delà la Jordanie.
Les paroles sont en français, en espagnol, en arabe mais le chant se résume le plus souvent à sa plus simple expression, à des notes puissantes ou douces, contemplatives. L'oued s'écoule, l'oud se fait doux comme le vent qui caresse le désert. Qu'elles soient dans les cheveux d'une fière Andalouse ou de sable figé en concrétions travaillées par le vent, les roses ont fleuri sous la main du Karim Baggili sextet.