01 father
Crommen
02 chase scene
Crommen
Crommen/Sanseverino
04 diaphane
Nossent
05 volte-face
De Pauw
06 la marche
Tang
Froidebise
08 boplubie
Crommen
09 zayak
Baggili
Fugain/Delanoë
trad. rumania
12 constance
Crommen
Un style varié et des invités de marque ; à la suite de « La nouvelle donne » et ses ambiances feutrées,
le nouvel album de Thierry Crommen nous révèle la face plus légère, plus lumineuse de l'harmoniciste qui
s'amuse à y mélanger les genres .
Combinant compositions inédites et adaptations très personnelles, ce CD porte bien son nom : ici un blues
asymétrique à la Brubeck, là un traditionnel roumain en duo avec son confrère californien Bill Barrett,
ailleurs encore une relecture du très oriental « Zayak », joyau du jeune virtuose Karim Baggili.
Thierry nous y offre même un grand moment de swing débridé avec la participation exceptionnelle
du fou chantant de ce nouveau millénaire : Sanseverino.
Na 'La Nouvelle Donne' volgt nu Thierry Crommens nieuwe CD 'Versions Originales'. Deze harmonicaspeler
toont zich van zijn helderste en lichtste kant op deze heel afwisselende CD, gemaakt met medewerking
van topmusici.
Deze CD heeft zijn naam niet gestolen : 'Versions Originales' biedt onuitgegeven werk, maar ook een reeks heel
persoonlijke bewerkingen; Zo gaat hij van asymmetrische blues in Brubeck stijl over naar een Roemeense
traditional (in duo met zijn californische collega Bill Barrett), om daarna een eigen en heel Oosterse versie
te brengen van Karim Bagillis meesterwerk "Zayak".
Thierry gooit er ook nog een vlotte swing
tegenaan met de uitzonderlijke en uitzinnige medewerking van Sanseverino.
A varied style and guests of mark; following "La nouvelle donne" and its felted environments, the new album
of Thierry Crommen reveals us the lighter face, more luminous of the harmonicist who has fun to mix the kinds
with it.
Combining new compositions and very personal adaptations, this CD bears its name well: here an asymmetrical
blues à la Brubeck, there traditional Rumanian in duet with his Californian fellow-member Bill Barrett,
elsewhere still a second reading of very Eastern "Zayak", jewel of the young virtuoso Karim Baggili.
Thierry offers to us even a great moment of unslung swing with the exceptional participation of Sanseverino,
"le fou chantant" of this new millenium.
Na 'La Nouvelle Donne' rolde zopas Thierry Crommens' nieuwste CD 'Versions Originales' van de www.homercords.be persen. Deze verfijnde mondharmonicaspeler toont zich alweer van zijn creatiefste zijde op deze zeer afwisselende CD. Met Brubeckiaanse en swingende invullingen. Een snuifje Roemeense klanken spreekt tot de verbeelding.
Een knappe cd, wat met musici als Bill Barrett(mondharmonica in track 11), Erno (piano), Chris de pauw (gitaar) en Achim Tang (contrabas) wel te verwachten valt. Voeg daar dan nog een inbreng van Oud-speler en zanger Karim Baggili aan toe, of van Sanseverino, en je hebt een straalschijfje dat beklijft. Van dergelijke muziek genieten geeft een fijn gevoel.
Een mens zou zich voor minder een uitstekende whisky inschenken. Proost... wat mij bertreft...op track 10, 'je n'aurai pas le temps' van Michel Fugain. Een schitterende versie die mij wat dromerig maakt. Waarvoor dank.
C'est très jeune déjà que Thierry Crommen apprend à jouer l'harmonica. En 1977 il évolue dans diverses formations où son jeu laisse transparaître ses premières influences : Toots Thielemans, Stevie Wonder, Charlie Mc Coy, Jean Jacques Milteau, etc etc...
En 1988 il est engagé par Michel Fugain : une fructueuse collaboration qui durera neuf saisons, émaillée de tournées mémorables, de nombreux enregistrements live et studio, ainsi que d'émissions TV.
L'artiste évolue alors dans des projets plus personnels, un duo avec Jacques Stotzem et la sortie de leur CD " Different Ways " il y a 10 ans.
Ensuite c'est la formation d'un trio avec Erno et la sortie de l'album « La nouvelle Donne ».
Et il y a deux ans, Thierry Crommen fait la connaissance à Luxembourg du contrebassiste Achim Tang. C'est donc tout naturellement que l'artiste intègre Achim dans son nouveau projet qui se concrétise en ce mois d'avril par la sortie d'un nouvel album intitulé « Versions originales » rehaussé par la présence de Sanseverino, Bill Barret, et Karim Baggili.
Combinant compositions inédites et adaptations très personnelles, ce nouveau CD porte bien son nom : ici un blues asymétrique à la Brubeck, là un traditionnel roumain en duo, ou encore une relecture du très oriental « Zayak » du jeune virtuose Karim Baggili.
After a degree in psychology, Thierry quickly established himself as a self-taught professional (chromatic and diatonic) harmonica player who is able to switch and combine styles easily, so he became a guest to many Belgium musicians and groups, for many and also mainstream genres.
One of the most interesting persons he has worked with is guitarist talent Jacques Stotzem with whom he released a duo album called "Different Ways" in 1997 (I have two solo releases of him reviewed on next page). This is his second solo release, with unreleased works, and recordings done with the additional help from Chris De Pauw : 6-string guitars, piano (5) ; Erno : piano, melodica (6,10), voice (2) ; Achim Tang : double bass ; Bill Barrett : chromatic harmonica (11), Karim Baggili : oud, vocals (9) and Sanseveino : vocals (3), gypsy guitar (3,8).
In some tracks it is clear how Thierry's style is influenced by the most famous, also Belgian, harmonica player, Toots Thielemans, with a smooth jazzy approach, taking the time for the individual notes to stretch and relax, then pulling slightly back, but sounding often lighter and more swinging, fresh and happy, (Stevie Wonder was taken as another reference, perhaps well taken considering some of Thierry's choices of tracks that keep vivid some sort of swing), playing in and with the thin air, and in fact sounding always jazzy no matter what styles are taken for interpretation (blues, Irish/Rumanian folk, waltz,..).
A bit different also is the Arab song "Zayak" by Karim Baggili, with voice, oud, piano as intro, and of course harmonica, bass, guitar, as a pretty, slightly melancholic moody excursion into it.
Avec Thierry Crommen, un vent de fraîcheur souffle dans l'harmonica.
« Versions originales » est le deuxième album au nom de celui qui a tant et tant joué de son accordéon de poche pour les autres : Pierre Rapsat, Jacques Stotzem, Michel Sardou, Michel Fugain, Stéphane Sanseverino. Les deux derniers le lui rendent bien : « Je n'aurai pas le temps » figure en bonne place ici, tout comme « Démolissons les mots », où le coauteur fait le déplacement vocal.
Crommen nage d'ailleurs comme un poisson dans le vif courant swing manouche mais, diabolique, l'harmoniciste a aussi le monde en tête : « Zayak », du joueur d'oud Karim Baggili, comme « Hora lautaresca », trad roumain, sont d'irrésistibles invites au voyage.
Voilà un instrument dont je n'avais pas encore eu l'occasion de
vous entretenir dans ces chroniques : malgré un usage pas si
exceptionnel que cela dans la tradition, l'harmonica n'a pas su se
faire une place dans l'instrumentarium trad. actuel, sauf peut-être
au Québec. Jean Bona se considère lui-même comme meilleur
harmoniciste que cabrettaïre mais comme il le déplore " Les
bourrées à l'harmonica ça n'intéresse personne ! ".
Thierry Crommen
se situe plus classiquement dans le courant plus porteur pour les
harmonicistes, entre jazz, blues et chansons, mais ce CD n'en
renferme pas moins une composition à l'allure résolument québécoise
(1), une chanson au swing très manouche (interprétée par
Sansévérino dans un style un peu Minvielle en moins acrobatique
tout de même.), un trad. roumain.
Thierry Crommen n'est pas très connu chez nous, sauf sans doute des
officionados de l'instrument. Il est pourtant musicien
professionnel depuis vingt ans, a accompagné pas mal de gens connus
dans le domaine de la chanson à ses débuts puis s'est davantage
consacré à sa propre musique. Ce CD est le troisième à son nom si
l'on compte celui en duo avec le guitariste Jacques Stotzem en
1997.
J'aime beaucoup sa sonorité car il ne fait pas partie des
harmonicistes qui semblent se complaire à torturer gratuitement les
anches de leur instrument : une écoute non attentive pourrait
d'ailleurs laisser penser que son jeu est relativement sobre mais
en réalité il n'en est rien : une écoute plus analytique laisse
percevoir une technique très aboutie mais toujours au service du
discours musical, sans jamais d'effet gratuit.
Douze plages pour
douze ambiances toutes différentes, depuis les morceaux
d'inspiration trad. déjà cités, une composition du guitariste Karim
Baggili, des choses un peu plus blues, une belle variation lente
sur une chanson de Fugain (qu'il a accompagné jadis) etc. Et, pour
ne rien gâter, tout cela accompagné avec intelligence et
imagination par ses trois comparses et quelques invités.
(1) intitulée " Gigue de krommennec'h ". le livret pare les
critiques en précisant qu'il ne s'agit pas du tout d'une gigue,
remarquons que cela y ressemble fort tout de même.
"Au creux de ses mains
respire un souffle
d'haleine courte à douce brise
vivacité tonique
à tendre étreinte."
Je ne connaissais Thierry Crommen que de nom.
Et je n'avais entendu que l'un ou l'autre extrait (sur FM Brussel entre autres) de son dernier album: «Versions Originales».
Un type qui joue de l'harmonica ce n'est pas si courant que ça.
Pour moi, l'harmonica est plus souvent lié au blues (Sonny Boy, Howlin Wolf, Jean-Jacques Milteau etc...) et à quelques souvenirs de jeunesse (Dylan, Harry Pitch et son « Groovin' with Mr Bloe », par exemples) qu'au jazz.
Bien sûr, on connaît, Olivier Ker Ourio, et... Toots (dont c'est l'anniversaire aujourd'hui), pour ne citer que les «contemporains».
D'ailleurs, la musique du quartet qui se produisait ce vendredi soir au Sounds, n'est pas totalement jazz non plus (mais c'est quoi, «le jazz» à la fin ?).
Mais l'esprit y est toujours.
Par exemple, le premier morceau, «Father», emprunte à la ballade et un peu à la musique sud-américaine, entre bossa et tango.
Avec «Hora Lautareasca» (un traditionnel Roumain), on glisse vers le gypsy/manouche.
Et plus tard, on aura droit à un morceau de Karim Baggili, «Zayak» (que l'on peut aussi entendre sur l'album «L'Arbre pleure» de Nathalie Loriers) aux accents orientaux, bien sûr.
En plus, Thierry Crommen a longtemps été «sideman» (ça se dit pour la variété?) de Michel Fugain, Pierre Rapsat, B.J. Scott ou encore Sanseverino.
Cela donne encore une autre couleur à sa musique: le format «chanson».
D'ailleurs, le premier set (qui ne reprendra que les morceaux du dernier album) ne comportera pratiquement pas d'improvisation et les thèmes seront souvent courts et concis.
Ce qui n'est pas un défaut.
Le groupe est très complice et la qualité de jeu est élevée.
Sur le «traditionnel Roumain», Crommen exprime de superbes modulations. Il y met de l'effet en jouant avec le micro, en plaçant la main, en maîtrisant le souffle.
C'est simple, naturel et efficace.
L'ensemble sent le bois
Oui,le bois.
Il n'y a pas de batterie et le soutien à la guitare de l'excellent Chris De Pauw et à la contrebasse de Achim Tang rendent les mélodies chaudes et profondes.
Le guitariste est éblouissant de virtuosité et de justesse. Il n'en met pas plein la vue, mais il est d'une sensibilité et d'une efficacité redoutable. Et cela, dans tous les registres qu'impose ce groupe.
Au piano, Erno distille sobrement les notes.
Il se mettra plus en avant sur une de ses propres compositions, «Diaphane», qui me rappelle un peu l'esprit d'un Richard Galliano, et surtout sur «Constance» (de Crommen) qu'il jouera en duo avec l'harmoniciste.
Son touché est délicat et subtil. Léger et poétique.
Le deuxième set s'ouvrira un peu plus aux improvisations avec - pour débuter, et aussi étonnant qu'il soit - «Pas le Temps» de Fugain.
Etonnant, car l'arrangement est très ouvert, passant du blues au jazz avec ferveur et intelligence.
Le pianiste n'hésitant pas à prendre un beau solo imité en cela par De Pauw à la guitare.
On retrouve cette hardiesse à laquelle on avait eu droit sur «Chase Scene» en fin de premier set.
On se calmera avec le très très beau morceau écrit par Achim Teng: «La Marche».
Une intro toute en douceur et ostinato à la contrebasse qui évolue en une grave et envoûtante valse lente.
On a l'impression de traverser des terres arides.
Le son de l'harmonica (à chaque morceau différent) évoque ici la mélancolie et la tendresse, tandis que le piano et la guitare s'échangent leur spleen.
Très beau moment...
Avant de terminer avec un swing détonnant («Démolissons les mots», écrit avec Sanseverino), on fera un détour par le Maghreb avec «Paris Tagine» et ses rythmes fiévreux et chaloupés.
La guitare se fait percussion, l'harmonica se fait charmeur, le piano fait des arabesques et la contrebasse imprime une cadence soutenue, comme celui d'un train qui traverse les paysages du sud.
Nous voilà arrivé à destination.
A revoir avec plaisir en octobre (si mes infos sont bonnes) au même endroit, à la même heure.
Otra brillante producción del sello homerecords nos llega desde Bélgica.
Thierry Crommen a quien debo confesar no conocia es un armoniquista muy pasional, ademas de sus cualidades tecnicas para tocar la armonica logra que por el corazon y el cuerpo de la persona que lo escucha pasen cosas, en este cd cuenta con invitados como Sanseverino, Bill Barret o Karim Baggili que con su aporte ponen a este cd en otra dimension.
Un cd sumamente recomendable de un armoniquista que tiene mucho para dar y en este Cd lo demuestra
We receive, as usual, another brilliant production of HomeRecords Label from Belgium.
This time is Thierry Crommen, an armonic player unknown for me up to this CD. First of all I must tell you how impressed I'm by the passional touch of his performance.
Besides his technical high qualified mastering of the instrument, his way of playing puts your heart and body in a trance. As guest players in this CD are Sanseverino, Bill Barret & Karim Baggili. All of them, playing aside with Thierry in the chosen tracks, get the touch of putting you in a high mood, enhancing your dimension perceptions. It did that to me.
A high recommendable performance and an armonic player that already has a lot to tell to our ears, I'm pretty sure.
Mocht er al een opvolger zijn van Toots Thielemans, dan komt hij weer uit België, zijn naam is Thierry Crommen. Hij is zijn evenknie op de chromatische harp, maar hij weet ook zijn weg op de diatonische variant, daarin doet hij me sterk denken aan J.J.Milteau. Ik kende hem niet, maar Ben hielp me uit de droom, welbekend in België en inderdaad een amice van Milteau. Hij betreedt wat meer paden buiten de jazz dan Toots, hoewel iedereen die denkt dat die geen blues kan blazen eens moet luisteren naar zijn werk met Bluesiana, pure blues met o.a. Allen Toussaint.
Deze cd past helemaal bij het zomerweer dat onze Lage Landen doet veranderen in de Provence van het noorden. Heerlijke melodieën, die uitnodigen tot mee neuriën, met een zweem van weemoed, typisch Frans. Wel, de cd is tot stand gekomen met medewerking van la Communauté Française de Belgique, misschien tegen het zere been van de 'Vlaamse Leeuwen', maar ook uit Wallonië komen fraaie zaken.
Het merendeel van de nummers is geschreven door Crommen en zijn medemuzikanten Chris de Rauw (ak. gtr, pno), Achim Tang (ak. bs) en Erno (pno, melodica). Op Démolissons Les Mots neemt de bekende Franse zanger Sanseverino de vocals voor zijn rekening, een heerlijke swin-ger in de Django Reinhardt traditie. In La Gigue De Kromennec'k klinkt Crommen als de c&w harmonicaspeler bij uitstek, Charlie McCoy. Zayak van en met oud-speler Karim Baggilli brengt ons in Noord-Afrikaanse sferen. Je N'aurai Pas Le Temps van Michel Fugain krijgt hier een superieure uitvoering, waarin de blues niet ver om de hoek ligt. De Roemeense traditional Hora Lautareasca heeft alle melancholie in zich, Crommen speelt de harmonica als ware het een accordeon, pure gypsy sound.
Een uitermate verrassende cd die het in zich heeft om mee te spelen op de eindejaarslijstjes. (JvL)
Verleden zaterdag trokken we naar de Brussels Jazz Marathon alwaar harmonicist Thierry Crommen met zijn Quartet muziek uit zijn nieuwste cd Versions Originales ten gehore bracht. Op de chromatische harmonica is hij ongetwijfeld één van de beste in het genre.
Hij beschikt daarenboven ook nog eens over drie uitstekende muzikanten zijnde Chris De Pauw op allerlei akoestische gitaren, Achim Tang op staande bas en Erno aan de piano en occasioneel op melodica.
Twee uur lang brengen ze een veelzijdige mix van allerlei stijlen. Hun voedingsbodem is overduidelijk de jazz maar ze doorploegen die met Ierse muziek, Django swing, Spaanse flamenco, een onvervalste musette, weemoedige Roemeense Balkan muziek, een Zuid-Amerikaanse tango, een Frans walsje, een flinke scheut r&b... Voor elk wat wils.
Een zeer verfrissend en aangenaam concert van een Belgische muzikant waar we nog veel van gaan horen. In de nabije toekomst zijn er geen verdere concerten gepland. We moeten wachten tot in de maand oktober wanneer hij weer enkele clubconcerten geeft in de Sounds Jazzclub hier in Brussel. Allen daarheen zou ik zo zeggen.
Alle verdere info over de cd etc... is terug te vinden op de website van zijn platenfirma op www.homerecords.be. Allen daarheen.
Homerecords zelf informeert ons als volgt:
Deze cd heeft zijn naam niet gestolen: "Versions Origiales" biedt onuitgegeven werk maar ook een reeks heel persoonlijke bewerkingen; zo gaat hij van asymetrische blues van Brubeck stijl over naar een Roemeense traditional (in duo met zijn Californische collega Bill Barrett), om daarna een eigen en heel Ooosterse versie te brengen van Karim Bagilli's meestwerk "Zayak". Thierry gooit er ook nog een vlotte swing tegenaan met de uitzonderlijke en uitzinnege medewerking van Sanseverino.
Crommen bespeelt de diatonische en chromatische mondharmonica en doet dat op deze cd zeer helder en licht. Nergens zakt het instrument weg in de begeleiding die ook van hoog niveau is met Chris De Pauw (gitaar), Erno (piano) en Achim Tang (contrabas).
Voor wie nieuwsgierig is hoe ons instrument het er afbrengt zonder balg, maar met alleen de menselijke ademlucht vind ik het een aanrader. De cd biedt slechts één traditional en verder slechts één melodie die de meeste van als wel bekend is ("Je n'aurai pas le temps" van Michel Fugain). Vijf van de overige tien nummers zijn van de hand van Crommen zelf. Het totaal is mooi en helder gearrangeerd.
Het openingsnummer "Father" brengt je op verstilde wijze in de juiste atmosfeer om ook naar de rest te willen luisteren. "Volte Face" is wat wilder maar met toch weer die rustige momenten er in. Bij het beluisteren kreeg ik nergens de neiging een nummer half over te slaan.
Sinds de ontvangst heb ik deze cd al een flink aantal malen afgespeeld. Een aanrader!
The Belgian harmonica player Thierry Crommen is a name to watch out for. His style of playing veers towards his fellow countryman Toots Thielemans and the bluesy, jazzy side of Larry Adler. He comes with session and live credits for a variety of Belgian and French acts including Soulsister, Clouseau (impossible to resist listing that one), Froidebise and Sanseverino, solo work on the soundtrack to "Les Enfants du Marais" ("Children of the Marsh") and his earlier trio album "La Nouvelle Donne" (2004).
"Versions Originales" upgrades the band to a quartet with the inclusion of Achim Tang on bass. The band is still playing live as a trio or a quartet.
"Versions Originales" is a showcase. It shows off Crommen, the ensemble but also brings in "foreign" elements like Rumanian hora, Gypsy swing or Nashville jazz.
Tang's "La Marche" is a cheek-to-cheek slow dance of a piece with delightfully understated piano. If it were wine, it would be an unpretentious Loire Valley white whose strength creeps up on you on a warm evening. (Of course, being Belgian the mental image of Leffe blonde might be better.)
Froidebise's lightly swung "La Gigue de Kromennec'h" raises memories of that great instrumental band Area Code 415 (whose "Stone Fox Chase" was the theme music to the BBC Tv series "Old Grey whistle Test").
Guest Karim Baggili's composition "Zayak" never quite delivers the modal possibilities that the opening oud passage lay out. Yet later ensemble passages manage to blend two systems well.
Where Thierry Crommen goes after "Versions originales" is a journey I intend to take too.
Après « La nouvelle donne », premier opus de l'harmoniciste, « Versions originales » nous convie au métissage des sens et des émotions. Cette seconde aventure discographique révèle une facette moins perceptible de l'accordéon de poche de Thierry Crommen : la légèreté lumineuse d'un artiste qui prend un plaisir incommensurable à mélanger les genres, à métisser les sons, à emmêler les traditions musicales !
Ainsi celui qui a mis son harmonica au service des plus grands (Pierre Rapsat, Jacques Stotzem, Michel Sardou, Michel Fugain, Johan Verminnen, Philipppe Lavil, Sanseverino...) signe tantôt une composition blues asymétrique, à la Brubeck, tantôt un grand moment de swing débridé, avec la participation du fou chantant de ce nouveau millénaire : Sanseverino.
Signalons la présence charismatique d'un jeune talent guitaristique montant : Karim Baggili.
Nul doute que les Versions originales de Thierry Crommen sont à déguster avec toutes les épices du plaisir... Et sans tarder !
Harmonica ramblings.
I've been following Thierry Crommen's career for about a decade, and while I have always loved his playing, I haven't always been 100% convinced by his records, mostly because his brand of romantic jazz is always on a fine line between challenging and smoochie. With Versions Originales, he has found the perfect blend, and here is a record of his that I truly love.
Version Originales is an all-acoustic affair with Thierry's usual crew on acoustic guitar and piano, and an additional double-bass which gives the blend some solid grounding. Thierry plays alternatively on chromatic and diatonic (sometimes both in the same tune) and is joined by guests Sanseverino on gypsy guitar and vocals, Karim Baggili on Oud and vocals and Bill Barrett on harmonica.
The repertoire steers heavily towards jazz, much more so than Thierry's previous efforts, but there's a strong dose of ethnic influences in the mix, with several tunes exploring oriental harmonies, an celtic-ish tune and even a roumanian traditional. There's a good variety of moods and tempos, with several slow melancholy tunes but also quite a few fast - even breakneck fast in one case - tunes.
The opener Father, sounds very much like a movie theme, probably a 50s film noir, thus explaining the title of the album, Versions Originales (a term used for movies shown in their original language) but which also means original versions, of course. The tune is gorgeous, with Thierry's chromatic at the forefront and a gentle swing backing the whole theme. Chris de Pauw takes a very nice guitar solo in the middle. This sets a nice mood for the album. The follow-up Chase Scene is, unsurprisngly, at a much faster pace, with Thierry on agile diatonic, and features a superb solo in the middle with a great sounding harmonica and handclap break.
Then the first guest joins, Sanseverino for a gypsy jazz tune Démolissons les Mots (also present in an a capella version on Sanseverino's latest album). Again, Thierry is on diatonic, this time smoothly following the jazz harmonies at the heavy swinging rhythm of the pompe (the gypsy swing backing). Sanseverino sings in his usual hundred-words-a-minute style and it works really well.
The rest of the record is in the same vein as these three tracks: original indeed, always tasty, not too smoochy even it's romantic at times. The instrumentations are very fine and well written even though they leave some space for improvisation. Additionally, Thierry knows how to share the limelight with his more than fine accompanyists, which makes this more than a harmonica album.
Special mention for Volte-Face, whose theme is blindingly fast, picked up by the chromatic and the guitar and litterally falls into a slow, introspective set of harmonica and bass improvisations. Zayak is also a very special tune, quite evocative, and with that characteristic oud sound that immediately transports you in a distant souk. Finally, Thierry and Bill's collaboration on Hora Lautareasca is really awesome, with Thierry on diatonic and Bill on chromatic. I love the way they play around each other, not one of those "you do this, I do that" thing. It sits really in the oriental range of Bill's current interests as well. In other words, you get two great players for the price of one.
Versions Originales is a superb record and, whether you're curious about Thierry's music or just like atmospheric jazz, this a must-buy. If you still need convincing, you can listen to the four tracks available on his Myspace. But if I were you, I wouldn't wait.
Thierry Crommen zum dritten Mal bei Roer's Echoes Big Band zu Gast.
WELTKLASSENMUSIKER ÜBERZEUGTE IM HEIMISCHEN DORFSAAL
Sourbrodt (B) von Jürgen Heck
Fast bis auf den letzten Platz gefüllt war der Sourbrodter Dorfsaal "Al neure ewe", als Thierry Crommen am Samstagabend bei der Vorstellung seiner neuen CD "Versions originales" wieder einmal alle Zuhörer in seinen Bann zog.
Für Crommen war es bereits das dritte Mal, dass er einer Einladung von Roer's Echoes Big Band und deren musikalischem Leiter, Pascal Peiffer, gefolgt war, um praktisch vor der Haustüre zu zeigen, womit er sich beschäftigt. "Mir ist es wichtig, dass die Leute, denen ich im Alltag begegne, mich besser kennen lernen, wissen, was ich mache du womit ich mein Geld verdiene", formulierte der 48-Jährige eine seiner Zielvorstellungen.
Reverenz an Fugain
Mit einer Reverenz an jenen Musiker, in dessen Ensemble er als Profimusiker den Durchbruch schaffte, gings los: Mit "je n'aurai pas le temps" von Michel Fugain, das Crommen getreu dem Titel seines Albums in einer ganz Besonders originellen Version interpretierte, gelang ein Auftakt nach Maß.
Es folgte ein Bekannt machen mit "Versions Originales", einer Mischung aus eigenen Kompositionen, an denen neben dem Mundharmonika-Virtuose auch die musikalisch in der gleichen Liga spielenden Erno (Keyboards), Chris De Pauw (Gitarre) und "Neuling" Achim Tang (Kontrabass) beteiligt waren, sowie eigenwilligen Interpretationen bekannter und unbekannter Melodien.
Genau so unterschiedlich wie die Ursprünge der Musik waren auch Rhythmus und Stimmungen, die Crommen und seine Mitstreiter herüber brachten; wehmütiger Tango, ein Hauch von Flamenco, Swing, Zigeunerklänge... keine Chance für musikalische Langeweile. Zum Gelingen der Präsentation trug sicherlich bei, dass Blues-Harp-Man Crommen, der seit Kindesbeinen Mundharmonika spielt, die einzelnen Stücke genauso humorvoll und bescheiden vorstellte und immer wieder auf das Teamwork verwies, das hinter dem Album steht.
Big Band
Den zweiten Teil des Abends bestritt dann die Reoer's Echoes Big Band unter der Leitung von Pascal Peiffer. Unter dem Titel "Fiesta latina" sorgt der gastgebende Verein mit bekannten Melodien (Tequila, La Bambe, Bésame Mucho, The girl von Ipanema) für latein-amerikanische Stimmung und erbrachte dabei den neuerlichen Beweis dafür, auf welch hohem Niveau sich die Truppe eingependelt hat.
Doch auch hier stand der Schulterschluss im Vordergrund. Crommen, Erno (alias Eric Nossent) und Chris De Pauw standen bei vier Stücken mit der Big Band auf der Bühne, was sicherlich für beide Teile eine interessante Erfahrung gewesen sein dürfte.
Thierry est un musicien belge. Il jouit d'une solide réputation. Agé de 48 ans, c'est un spécialiste de l'harmonica. Non seulement il possède une technique irréprochable, mais il est également très créatif. Son talent et son discernement devraient, sans aucun doute, lui permettre un jour de devenir le digne successeur de Toots Thielemans. Il joue de cette musique à bouche depuis plus de trente ans. Se maîtres répondent aux noms de Toots, bien sûr, mais également de Stevie Wonder et du Français Jean-Jacques Milteau. Il possède l'âme et le coeur du musicien mais sa tête est aussi bien faite, puisque ce psychologue est diplômé de l'université de Liège.
De 1988 à 96, il a apporté sa collaboration au chanteur français Michel Fugain. Il a aussi travaillé auprès de nombreux artistes belges, parmi lesquels figurent Fred and the Healers, Clouseau, Froidebise, Pierre Rapsat et Johan Verminnen. Il y a quelques années, il a monté un trio particulièrement apprécié dans l'univers du jazz, en compagnie du guitariste Chris De Pauw et du pianiste Erno. En 2005, le contrebassiste Achim Tang est venu enrichir le line up, qui est ainsi passé à un quartet. Instrumental, cet elpee brille par sa diversité. Les compos sont toujours mélodieuses et les instruments acoustiques sont au service de l'ensemble. Les quatre acteurs manifestent une cohésion irréprochable.
Le chanteur Sanseverino vocalise et joue de la guitare manouche sur "Démolissons les mots", une plage qu'il a écrite avec Thierry. Chris De Pauw signe "Volte-face", une belle occasion pour lui de siéger derrière le piano lors d'un montage instrumental assez complexe, théâtre de changements de rythmes et d'atmosphères multiples. Au passage, Tang se divertit à la basse sur le thème hispanisant créé par le piano. D'une manière uniforme, les mélodies sont riches et accrochent instantanément l'oreille. Le tendre et doux "La marche" en est la plus belle démonstration. "Gigue de Krommenc'h" est issu de la plume de Froidebise. Un morceau allègre qui nous entraîne dans une farandole guillerette bretonne. L'éclectisme de cet opus oscille également entre la légèreté manouche ("Boplubie") au climat oriental. Sur "Zayak", tout d'abord. Un titre hypnotique issu du répertoire de Karim Baggili, un chanteur jordano-yougoslave venu colorer l'expression sonore des cordes de son oud, un luth moyenâgeux! Pour "Hora Lautareasca", ensuite. Sur des accents slaves, Karim invite l'harmoniciste américain Bill Barrett à échanger des phrases à l'instrument chromatique et diatonique. Enfin, pour ne pas oublier son long parcours opéré auprès de Michel Fugain, il accorde une version colorée et très personnelle de "Je n'aurai pas le temps".
Une fresque instrumentale de grande qualité!
Original indeed.
This is a well-played and arranged collection of musette-inspired café jazz pieces, with Belgian harmonica ace Crommen (on both diatonic and chromatic harps) joined by sympathetic colleagues on guitar, piano and double bass. Everything has a very "live" feel; these guys have probably done more than a few gigs as a band. "La Marche", composed by bassist Achim Tang, has a particularly haunting melody.