L'heure du loup, c'est l'heure où la nuit se termine...
La musique de ces trois musiciens allumés, c'est du haut vol d'images sonores ! Décalée, déjantée, elle vous plonge dans l'obscurantisme. Toute en ambivalence : côté pile, une fête révolutionnaire cubaine ou un cabaret ethnique sur vocalises délirantes ; côté face, une fresque tribale. Cette fabrication « made in Belgium » zigzague entre la mélancolie de l'alto, l'humour et la poésie. Un monde particulier, celui des Auréliens, à découvrir aussi sur scène car ce trio dégage une énergie et une complicité rare. C'est brut et beau, c'est un voyage sans fin...
Allons-y !
Het uur van de wolf is het uur voor zonsopgang.
Het is het uur waarin de meeste mensen sterven, waarin de slaap het diepste is en waarin dromen en nachtmerries het sterkste zijn. Het is ook het uur waarin de meeste kinderen geboren worden. In het creatieproces van hun nieuwe, derde CD ging Aurelia op zoek naar deze state of mind en vanuit deze onderliggende stromingen van emoties werd er gewerkt naar compositie en arrangement toe. Dit leverde een introspectief maar zeer kaleidoscopisch palet aan stijlen en akoestische klanken op.
Naast de gebruikelijke viool, gitaar en percussie line up horen we ondermeer sitar, banjo, trompetviool, harmonium, piano en ethnische vocalen.
The hour of the wolf is the hour just before dawn. It is the hour where most people die, when sleep is deepest and where dreams and nightmares are most real.
In creating their third CD, Aurelia went in search for this state of mind whereby these underlying currents of emotions were used to outline their compositions and arrangements. This resulted in an introspective but very caleidoscopic palette of compositions and acoustic sounds.
Besides their usual lineup (violin, acoustic guitar and percussion), you can also distinguish the sitar, banjo, harmonium, piano and ethnical vocal sounds.
Aurelia is een Belgisch akoestisch folktrio dat de grenzen van de folk opzoekt en daarbij muziek maakt die niet goed meer te plaatsen valt. Aurélie Dorzée zingt en bespeelt violen (waaronder ook de trompetviool), Stephan Pougin is drummer en percussionist en Tom Theuns speelt gitaren, piano, harmonium, banjo en sitar, verzorgt de electronica en zingt. Nieuwe folk is het resultaat, en die nieuwe folk is buitengewoon spannend en jazzy.
Binnen een trio houden de musici elkaar noodgedwongen altijd scherp, en als je dan drie virtuozen hebt als hier, die ook nog eens bereid zijn met elkaar op avontuur te gaan, dan kun je er als luisteraar handenwrijvend voor gaan zitten. Er wordt steeds op het scherpst van de snede gespeeld, maar dat betekent zeker niet dat er niet gelachen mag worden of dat de melancholie afwezig zou zijn.
Luister bijvoorbeeld naar het bloedstollend mooie Ave Maria van Schubert dat hier gezongen wordt door Laure Delcampe, maar waar Aurelia al snel ontregelend onderdoor en langs gaat spelen, eerst nog behoedzaam, maar later bijna orgastisch naar een climax toewerkend. Het mooie van dit zeer ongebruikelijke arrangement is dat die Ave Maria er alleen maar sterker door wordt en nog steviger binnenkomt als anders. Klassieke muziek meets folk meets jazz?
We noemden de muziek van Aurelia al eerder verslavend, en dat geldt voor dit nieuwe album zeker ook. Magnifieke verrassende muziek, en een absolute aanrader.
Avec « The hour of the wolf », le trio folk acoustique Aurélia dessine un univers de créatures dont l'ambivalence renvoie à des plages légères ou plus sombres. Troisième opus folk acoustique du groupe formé par Aurélie Dorzée (violon), Tom Theuns (guitare, piano) et Stephan Pougin (percussions). Rencontre avec les deux premiers cités.
Votre discographie regorge de personnages. Sur votre nouvel album, il y a le morceau «Le rêve d'Hulluhuk ». Qui est-ce ?
Tom Theuns : C'est une créature de rêve entre l'homme et l'animal. Et l'heure du loup (traduction
du titre de l'album The hour of the wolf ) est le moment de la nuit où on fait les cauchemars les plus profonds, juste avant le réveil. Cet album, c'est l'ambivalence entre jour et nuit, entre homme et animal.
Pourtant, à écouter certaines plages, on ne parlera pas d'album noir.
A.D.: Non. On est surtout dans le mystère. Finalement dans l'ambivalence qu'on retrouve aussi au niveau musical entre les morceaux parfois ethniques et d'autres plus légers.
Léger, le « Vous et Nous» en ouverture l'est. Pourquoi reprendre Brigitte Fontaine ?
T.T. : La thématique des fous cadrait bien avec l'album. Et puis, c'est toujours mieux de commencer un album par un morceau gai. Cette bourrée très folk m'a directement inspiré. J'y ai apporté beaucoup d'arrangements en gardant la mélodie principale.
Un troisième album. Est-ce que cela a représenté un cap à franchir pour Aurélia ?
A.D.: Non. On est déjà occupé à écrire le suivant. Et d'après Stephan, qui est bien plus qu'un percussionniste au sein du trio, Aurélia sera alors dans un état de grâce. Nous verrons bien...
Vous vous répartissez la signature des compositions. La diversité des plages tient-elle à vos personnalités ?
T.T. : Aurélie et moi sommes très différents dans notre façon de composer. Cela amène de l'énergie. Mais Out of this world, je l'avais écrit dans mon adolescence. Il y a une atmosphère un peu nostalgique dans ce morceau. On l'a repris car il collait bien à l'ambiance de l'album.
La surprise, c'est d'y avoir aussi glissé «Ellen's Gesang » de Schubert, plus populairement connu sous le titre «Ave Maria ». Là encore à votre sauce...
A.D.: Un jour, alors qu'on devait jouer notre répertoire, on a demandé l'Ave Maria qui raconte,
en fait, l'histoire d'une fille qui se noie. Bon, ça a forcément fait pleurer toute l'église (rires). Finalement, on a eu envie de le refaire avec une chanteuse classique. La soprano Laure Delcampe, qui est une amie, a accepté de nous accompagner. On a fait trois prises sans répétition en studio. Chacun y est allé de son inspiration du moment.
Ave Maria version Aurélia
Après le clown Auguste de « Festina Lente» (2005) et le capitaine chanteur d'«Hypnogol» (2007), Aurélia dompte, cette fois, des créatures à tête de cornes dans «The hour of the wolf». Ce troisième album ne trahit pas le folk acoustique d'un trio qui tend à réussir une révolution sur scène comme en studio. Celle de sortir la musique « trad' » des bals où
on la croirait à tort enfermée. Aurélia, c'est fin et brut à la fois. Avec la relecture de l'«Ave Maria » de Schubert (quelle glaçante montée en puissance!) pour mettre tout le monde à genoux.
Inattendu et jouant sur l'ambivalence, le spectacle d'Aurélia à Engis explore les confins du rêve en images sonores et fantasmagoriques.
On connaissait le trio Aurélia pour ses illustrations sonores en marge du réel. Dans son troisième spectacle "Le rêve d'Hulluluk" (présenté dans la foulée de l'album "The hour of the wolf") l'exploration fantasmagorique se confirme. Avec, pour aller plus loin encore dans les effets inattendus, un florilège de mélodies qui ne sont pas sans rappeler des univers troubles, gentiment funestes bien que bercés par des notes sensuelles et joyeuses. Pari audacieux relevé par le centre culturel d'Engis qui a confié au trio sa résidence de création pour une première sans filet présentée samedi dans une formule de cabaret ethnique bercé d'imaginaire.
En écho aux créatures fantastiques.
D'emblée, le ton est amorcé avec Hulluluk. Premier morceau qui mêle aux ambiances mystérieuses des mélodies douces, mélancoliques, poussées par le violon et des élucubrations vocales en écho sonore aux créatures fantastiques de Fabienne Guérens. Passée la Mazurka du chat, légère et rebondissante, relayée par Tom Theuns à la guitare et Stephan Pougin à la batterie. Issa (à voir en clip sur U-tube) donnera rapidement la réplique, en même temps qu'il prolongera définitivement le concert dans les coulisses d'un temps hors temps.
Là où le rêve côtoie de près le réel aux confins d'un monde qui oscille sans cesse entre le jour et la nuit. Conséquence pressentie, la naissance d'émotions contraires difficiles à déterminer parce que jouant à la fois sur l'ambivalence du propos et l'expérimentation acoustique. Comme le sous-entend El commandante, une danse scottish qui puise sa particularité dans un violon trompette -made in home- au son aussi improbable qu'inattendu et qui rappelle la douceur des anciens gramophones.
De la poésie encore avec une berceuse pour mamy, Elle attend, avant que ne reviennent en force Il était une fois dans l'Est et Lissaline, emportés par des mélodies débridées aux accents de folk expérimental que ne revendique pourtant pas le trio.
Le brassage des sonorités fera le reste avec harmonica, percussions et inflexions de voix qui s'en donneront à coeur joie en même temps qu'ils apporteront à l'ensemble son relief sonore déjà pressenti en début de cabaret.
Et on ne sera pas en reste de surprises avec, en final, La voiture à papa, dans le sillage d'un meddley rebondissant dont on retiendra la bourrée traditionnelle venue en droite ligne d'Auvergne.
Tradycji stalo sie zadosc. Kolejna propozycja belgijskiej firmy fonograficznej Home Records i kolejna nieoczywistosc. Tego typu projekty nazwac mozna muzycznymi sluchowiskami. Nie dosc, ze calosc zgrabnie przygotowana, pie, przygotowuja, podaja sobie sluchacza, wspólgraja, ale tez skladaja sie na nastrój, który doprowadza do finalu, jakim jest banalna skadinad kompozycja znana przede wszystkim z uroczystosci pogrzebowych (Ave Maria). Zanim jednak dojdziemy do tego smutnego finalu, który finalem, jak sie okazuje nie jest ( a jednak istniejej cos po tamtej stronie), uslyszymy utwory, które, podobnie jak lekcewaqzki w przygodach Alicji, skladaja sie z byle czego. Odrobina bluesa, francuski kabaret, niemiecki eksp[resjonizm, duzo folkowych skrzypeczek. Dekadencki nastrój rodem z dark folkowych pomyslów miesza sie tu z zabawnymi, nakrecanymi walczykami. Issa, utwór trzeci to z kolei mieszanina saharyjskiego grania z akustycznym doomem i zdziwien na tym nie koniec. Calosc nieslychanie melodyjna, co przekonac moze tych, którzy na zdziwienia sa uodpornieni. Na okladce, z tylu, zegar na plazy i jak w zegarze, 12 utworów jak 12 godzin, choc uwaga nasza skupia sie na godzinie wilka, o której pisza artysci, ze jest to godzina, w której noc wita sie ze switem.godzina, w której chorzy umieraja, ale tez i rodzi sie najwiecej dzieci... Dziwna to godzina, dziwna i muzyka, która tu brzmi jak szybkie obrazy z calego zycia, bo mimo skocznosci niektórych, obrazy przez nie malowane, sa juz lekko wyblakle...
To jedna z tych plyt, które z pewnoscia, zgramy w Ossobliwosciach. Mazurek, Bolero i to nie wszystko - nie ma co o w szystkim pisac, by byla jakas niespodzianka przy sluchaniu.
Aurélie Dorzée, Tom Theuns, Stephan Pougin To akustyczne trio, gdzie mozliwosci brzmieniowe sa przeogromne, a wrazliwosc muzyczna tak wielka, ze w zasadzie owej 12-ki nie slucha sie jak recitalu - to muzyka do lektury, smakowania - muzyka z wewnetrzna narracja rozpisana na gitary, banjo, fortepian, harmonium, sitar, elektronike, skrzypce, altówke, spiew meski i kobiecy, skrzypce z tubka (o jak dawno nie widziany instrument), bebny i perkusja. Ave Maria - goscinnie spiewa w stylu cmentarny pop, Laure Delcampe - raz tylko pojawiaja sie lekko zelektryfikowane gitary i nie burzy to owej teatralnej, skupionej, kameralnej atmosfery.
... Ook Aurelia laat zich niet tegenhouden door muzikale tussenschotten. Het trio van Aurélie Dorzée, Tom Theuns en Stephan Pougin roept op The hour of the wolf (Home, ) het moment op tussen nacht en dageraad. Het levert een gevarieerd geheel op dat doet dromen: akoestische experimentele folk die een surrealistisch verhaal vertelt.
Theuns, een multi-instrumentalist, en Dorzée, een violiste, verdelen de meeste instrumenten en de zang. Dorzée zingt expressief, bijna schreeuwerig, terwijl Theuns naar Leonard Cohen lonkt. Maar het is de symbiose tussen de stemmen en de instrumenten, en de zoektocht naar onuitgegeven klank en structuur, die de luisteraar meesleept...
Sous le toit de ce ménage à trois, on retrouve violon, guitare, harmonium, banjo, percussions et harmonica : panoplie complète du musicien laborantin.
Celui qui expérimente, chatouille l'indécence et remue les sens. On dit souvent qu'il faut savoir se perdre pour mieux se retrouver. Avec Aurélia, l'adage prend vie : on s'aventure bien loin dans la forêt, à quelques pas de la démence. Dans le noir, les yeux bandés, la musique pour seul repère, on s'approche de The hour of the Wolf, troisième volet des aventures cinglées d'Aurélie Dorzée et ses camarades Tom Theuns et Stephan Pougin. Entre nuit et jour, rêve et réalité, la bête surgit et emprunte des chemins détournés. Sur l'album, la musique traditionnelle part ainsi à la conquête d'un monde sans frontière. Un univers fantaisiste où le chant classique s'invite régulièrement au cabaret du coin, curieux endroit où les mélodies draguent ouvertement les notes bleues.
Tout cela déboule sur un album inclassable et, par extension, unique en ses genres.
Voici le troisième album de ce trio belge orchestré par Aurélie Dorzée (violon, alto, chant) et Tom Theuns (guitare, banjo, harmonium, harmonica, voix), tous deux compositeurs, et par Stephan Pougin à la batterie et aux percussions.
Ces musiciens émérites, troubadours des temps modernes, manient avec fantaisie et brio le mélange des genres, allant puiser l'inspiration dans le folk, le jazz, la musique classique ou contemporaine, le chant vocal... Chacun des douze titres offre une ambiance particulière, teintée ici de vocalises, là de guitares blues, ici ou là de violons enjoués et virevoltants... Laure Delcampe, soprano, est invitée pour une reprise détonante de l'Ave Maria de Schubert, avec violon, batterie et guitare électrique.
Menée de main de maître, cette "heure du loup" vous fera vivre une expérience singulière. Et si la péniche Aurélia Féria passe un jour par chez vous, montez à bord, il y aura du spectacle !
Belgisk Folkjazz. Det var belgaren Adolphe Sax som uppfann saxofonen. Mojligen var det han som konstruerade trumpetfiolen också. Det lustiga instrumentet förekommer på den svängiga låten El commandante, ett musikstycke där jag tror mig känna igen Fidel Castros röst på slutet. Trumpetfiolen låter faktiskt ganska fint, lite burkigt och stenkakeaktigt och hanteras av Aurélie Dorzée som ar en lysande och fantasifull violonist som även har en fin sångröst och dessutom har skrivit flertalet låtar samt aven, förmodar jag, gett namn åt bandet. Dorzées fiol är den röda tråden på skivan, samt nattens alla timmar som numrerat låtarna från I till XII.
För övrigt är det ganska spretigt. På ett trevligt vis. Övriga muskier är Tom Theuns som spelar stränginstrument, bland annat distad elgitarr vilket ar befriande skönt att hora på en av alla dessa välproducerade varldsmusikskivor. Och Trummisen Stephan Pougin jazzar så där lagorn improvisatoriskt och på slutet sjungs Ave Maria av en gästsångerska I en lite märklig men ganska traditionell version, innan natten går till anda, vid lunch, I låt nummer XII. Och titeln på cd:n, The hour of the wolf syftar faktiskt på ett citat Ingmar Bergman.
Drie jaar na het verschijnen van hun Hypnogol album is het Belgische Aurelia trio terug met een uitermate fraaie plaat. Violiste en zangeres Aurélie Dorzée heeft samen met zanger en multi-instrumentalist Tom Theuns en percussionnist Stephan Pougin tien nieuwe composities opgenomen en twee covers, waaronder het Ave Maria von Bach. Met hun uitgebalanceerde mix van folk, rock en gekkigheid weten de musikanten de Belgische folk naar een nieuw niveau te tillen.
Heerlijk is Issa waarin een bitterzoete melodie verandert in een kleine nachtmerrie, inclusief vervreemdende elektronica en de drunken broer van Tom Waits op bezoek. Maar ook in het akoestische nummer El commandante en het chansonachtige Le chat de la mazurka en Ellen tand weet de groep te boeien. Mooi is de combinatie van het psych-folky Page gevolgd door een intens gezongen Ave Maria door gastvocalist Lara Delcampe. Deze cd is wederom het bewijs dat België een broedplaats is en blijft voor vernieuwende (akoestische) folk en aanverwante stijlen.
Einige der spannendsten Folkentdek-kungen kommen seit geraumer Zeit aus Belgien. Beinahe tollkühn vermischen belgische Bands traditionelle Einflüsse mit Independentklängen, Jazz oder auch Kammermusik. Heraus kommen Mischungen, die frisch und jugendlich klingen, die an den Strand ebenso passen wie in die Philharmonie und zu denen man gleichzeitig tanzen und in die man sich versenken mag. Eine der großen Formationen dieses Genres ist Aurelia. Mit ihrem nautischen Konzeptalbum Hypnogol - welches sie auf einem Schiff tourten - brachen sie eine Bresche in die festgefahrenen Folkstrukturen. Mit The Hour Of The Wolf, ihrem vierten Album, gehen sie nun noch einen Schritt weiter, versuchen, die Emotionen unter den Emotionen zu erreichen, spielen wie zufällig für sich selbst, und der Hörer ertappt sich als akustischer Voyeur, der sich verzaubern lässt. Die Stunde des Wolfes, die Stunde zwischen Nacht und Morgendämmerung, die Zeit, wo der Schlaf tief, die Ängste groß und die Menschen verletzlich sind, ist das Thema dieses Albums. Wer mutig genug ist, sollte diese Folkreise der anderen Art unbedingt antreten.
Dans la biographie reçue avec le disque, les musiciens d'Aurelia se réclament eux-mêmes d'être « allumés ». Il est vrai que cet enregistrement, par sa poésie, est difficilement classable.
De beaux textes (français ou autres), des côtés "société secrète", du mystère, de l'humour. Trois musiciens dont deux chanteurs (plus une cantatrice, Laure Delcampe), autour d'Aurélie Dorzée (chef de file de ces étranges "auréliens") : Tom Theuns (guitare, voix, harmonium, banjo, harmonica), Stephan Pougin (percus) et Aurélie (violon, alto, voix). Ils créent un espace original, dont l'univers trad' est un personnage essentiel mais aussi ouvert tous azimuts. Peu de groupes avaient tenté de créer ainsi un monde à part, pas uniquement musical, complet et cohérent dans sa folie, comme Ange ou Tom Waits avaient pu l'expérimenter.
Une belle surprise qui, paraît-il, ne déçoit pas, au contraire, en concert.
Three years after their Hypnogol album, the Belgian trio Aurelia is back with a fantastic new album.
Aurélie Dorzée on violin and vocals and multi instrumentalist/singer Tom Theuns are back with drummer and percussionist Stephan Pougin. Ten new compositions and two covers are the basic ingredients for this best album until today by this trio. With wonderful melodies, creative twists and a balanced mixture of folk, world, craziness and rock, Aurelia takes the Belgian folk to a whole new level.
I love Issa where a sweet melody turns into a small nightmare with great electronics and a drunken brother of Tom Waits who crawled on stage and sings along with the female singer. Great how the band switches from a song like that to El commandante which is a small, easy going acoustic folk tune and to chanson styled tracks like Le chat de la mazurka and Elle attend. And as easy they go back to a more psych output like Page which is followed by a beautiful version of Ave Maria sung by Laure Delcampe.
With this new album Aurelia proofs to be one of the most inventive European folk related groups. They go further were earlier groups like Ambrozijn and Olla vogala left us, they have the same atmosphere, at moments the same recognizable sound but in a totally new context. Totally different than a group like Aranis, but with the same creativity and intensity.
The Hour of the Wolf is proof again that a small country like Belgium is big in modern acoustic (more or less) folk related music.
Troisième album pour ce trio de musiciens belges bien connus : Aurélie Dorzée qui a donné son prénom au groupe, qui manie toujours violons et alto et dont ce trio nous a fait découvrir les capacités vocales. Tom Theuns, dont les talents vocaux nous étaient, eux, connus de longue date (Ambrozijn) et qui officie également sur divers instruments à cordes pincées et claviers acoustiques ou non. Et enfin, le percusioniste Stefan Pougin.
Tous trois poursuivent ici cette voie originale et indescriptible ouverte sur les deux premiers albums, dans un genre certes largement affranchi des musiques traditionnelles au sein desquels ils officiaient précédemment (ou toujours par ailleurs), mais dont certaines racines nourrissent toujours les pousses actuelles même si cela n'est pas forcément directement visible de l'extérieur de l'arbre.
Le répertoire est essentiellement composé par Aurélie, avec quelques ajouts de Tom Theuns et deux emprunts, l'un à Schubert et l'autre à Areski et Fontaine.
Hearing this second album from the trio Aurelia it is again immediately clear we have here the kind of top musicians who can use their professionalism with pleasure to explore with a great technique the songs and improvisations they wrote and discovered without ever falling back on too much because they are also always busy to explore, even though this is a song collection.
With a great choice and interpretation this album starts with a classic Brigitte Fontaine & Areski song, which shows a lot of well-produced attention to details of arrangements and recording sound changes. There has been a lot of care taken in the layers to arrange this. This is followed by this beautiful song, which I still remember from the time of Dearest Companion, at the time sung by female vocals. Now it is slightly stripped from the original emotions, but the arrangements and singing still serve the song well.
It is clear the trio can recall an almost real setting atmosphere with some of the tracks. Just listen to "El commandante" which almost brings you to a certain distant or past situation mixed with local television screen settings and its local feeling for music. On "Le chat de la mazurka" Aurélie shows she can write songs inspired by Brigitte Fontaine. Perhaps there were also other inspirations elsewhere which I didn't immediately recognize. Another time when the group's own dynamic approach expanded beyond the usual is with the small almost rocking instrumental "Page" grooving with sitar, violin, acoustic guitar and bass.
Also each of their instruments create their own sounds and atmosphere, like differently typed violins, like the recalling sound old time street gypsy violin with the horn amplifier, or some of the beautiful amplified acoustic guitar sounds being used, possibly the ear to the recording sound must have given some extra colourful dynamics, it still is all part of the plan.
Confusing however is the Schubert song inclusion of "Ave Maria". This has parts that give this something melodramatic, in the way the pop and opera singer Klaus Nomi used to sing such songs in his repertoire, then it becomes serious, the arrangements that change the chamber music instruments setting in the background to keyboard drone, and electric guitar are ventured, this still is convincing.
Although Home Records is little-known in North America, the label from Liège, Belgium is well worth exploring. With a catalog that lists over six dozen titles, they've shown remarkable panache. Quite apart from the attractive packaging, the label's releases have been, for the most part, quite consistent in both quality and originality. It's admirable that they release so much good music that seems so difficult to categorize for marketing purposes.
Aurelia is a good case in point. The group is an experimental folk trio that consists of Aurélie Dorzée (violin, vocals), Tom Theuns (guitars, vocals, piano, harmonium, banjo, electronics, sitar), and Stephan Pougin (drums and percussion). As for the title of the group's third release, The Hour of the Wolf is the hour just before dawn, the hour when sleep is at its deepest and when dreams and nightmares are most real. It's also the hour when death most commonly occurs.
The music on The Hour of the Wolf runs the gamut from mysterious to slightly whimsical. The unifying thread from track to track seems to be a certain degree of serendipity. And yet, as with so many other titles on the Home label, Aurelia's music manages to be highly inventive while still remaining quite accessible to open-minded listeners. The disc ends with the playful "La Mazurka du Chat," while the penultimate track is a stunning eight-minute rendition of Schubert's "Ellen's Gesang," otherwise known as "Ave Maria," that features guest singer Laure Delcampe.