Ce trio est né de la rencontre d'un percussionniste indien (Suman Sarkar)aux tablas, d'un pianiste de jazz (Fabian Fiorini) et d'un joueur de flûte en bambou (Fabian Beghin).
traditionnel
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03 Raga Kirwani
traditionnel
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05 Raga Yaman
traditionnel
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07 Tablas solos
traditionnel
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Ce trio est né de la rencontre d'un percussionniste indien (Suman Sarkar)aux
tablas, d'un pianiste de jazz (Fabian Fiorini) et d'un joueur de flûte en bambou
(Fabian Beghin).
Le contrepoint n'est pas utilisé en Inde, mais il existe néanmoins une forme
rare de jeu d'un même raga par deux solistes, c'est ce qu'on appelle un « Jugalbandi ».
Le nom « Jugalbandi Trio » est donc un clin d'½il signifiant que le groupe
est composé de trois solistes à part entière. En effet, le rôle des percussions
n'est pas ici uniquement l'accompagnement, mais elles expriment le raga d'une
façon aussi riche que la flûte et le piano.
La musique de Jugalbandi Trio souhaite être une « interprétation vivante » du
modèle classique indien, en prenant ses distances de façon respectueuse par
rapport aux ragas. Le répertoire du groupe est constitué de thèmes classiques,
semi classiques et traditionnels d'Inde du Nord, sur base desquels les musiciens
brodent leurs improvisations.

"A la croisée du jazz et de la musique indienne, la musique de ce trio belgo-indien vaut la peine d'être découverte. Le pianiste Fabian Morini (Aka Moon), le tabliste Suman Sarkar et le flûtiste Fabian Beghin (qui a participé à la confection de l'album de Jawhar, paru l'an dernier) se sont associés pour concocter huit pièces qui s'inspirent de la musique classique du nord de l'Inde. Ceux qui apprécient les travaux de jazzmen 'orientalisants' comme Yusef Lateef ou encore John Coltrane devraient trouver leur bonheur dans cette collection envoûtante. A noter, l'excellente qualité sonore du disque, qui donne aux instruments un relief et une chaleur rarement entendus dans les productions jazz nationales."

La musique de Jugalbandi Trio est un subtil mélange de styles, illustrant avec élégance la connivence entre le jazz et la musique classique d'Inde du Nord (.)La musique de cet album est empreinte d'émotions et de spiritualité, et s'écoute comme une prière reflétant les joies et les peines du jour(.) Raga Bageshree, un des morceaux du disque, a été enregistré au Musée de la Cloche de Tellin. Les techniques de jeu du jaltarang, instrument de l'Inde du Sud constitué de bols de porcelaine remplis d'eau, ont été transposées aux cloches. Un résultat très heureux.

La flûte s'inspire du jeu habituel du sitar et le piano apporte par ses harmonies une couleur complémentaire qui rend cette musique plus familière à nos oreilles occidentales. Il en résulte une musique à la fois délicate et lumineuse, qui babille dans un environnement serein. Une excellente réalisation.

You might expect something in the 'world-fusion-new-age' vein from the trio of Fabian Fiorini (piano), Suman Sarkar (tablas) and Fabian Beghin (bansuri flute and bell). But instead, what they offer is a solid, almost jazz approach, taking the ragas that are the root of their music and turning them into original, distinctly European new music.

... voor wie liefhebber is van de Oosterse muziekculturen en de experimentele jazzinvloeden wel weet te appreciëren is dit een must-have!

« Jugalbandi Trio n'est pas sans évoquer l'esprit de la scène fusion londonienne. Doab est un peu le disque instrumental qu'auraient pu faire Fun-Da-Mental ou Asian Dub Fondation en version unplugged. »

« Orient-Occident, la rencontre n'est pas nouvelle, mais toujours aussi passionnante
quand l'écoute et le respect mutuel sont au rendez-vous (.).
La présence d'un piano constitue un des défis de cette rencontre. En effet,
cet instrument emblématique de la culture occidentale, grâce au jeu développé par
Fabian Fiorini, se fond avec pertinence dans la texture sonore du trio. Le
cheminement artistique de Fabian Fiorini aux côtés du maître percussionniste
Shivaraman ne doit pas être étranger à l'intelligence de son jeu.
Au bansuri, flûte traditionnelle en bambou, Fabian Beghin parvient à interpréter
des ragas avec une liberté probablement conquise par le travail de transposition
de techniques propres au sitar, grâce à l'initiation du maître Partha
Bose. L'espace traditionnellement occupé par le bansuri gagne ainsi en ampleur
(.)
Sur le Raga Bageshree, les tablas de Suman Sarkar sont même rejoints par les
cloches de Tellin (Ardennes belges), jouées par Fabian Beghin en lieu et place
du jaltarang, cet instrument constitué de bols de porcelaine remplis d'eau
! Ce « détail » est un des révélateurs de l'achèvement artistique des deux « Fabian » :
incorporer une autre culture musicale sans la dénaturer. »

The music is based upon North Indian classical Indian music with an improvisational
aspect from jazz. While the flute holds the perfect middle between Indian music
and jazz inspirations, the piano is more or less entirely jazz improvisation.
Both tabla and piano have high pitches, which does not make the combination
of piano and tabla so obvious, because their sounds don't have a harmonizing
effect, which sitar and piano for instance do have (Czech Jiri Dohnal for instance
composed in this combination).
In this way the musical form is rather eclectic, and the true blending interaction
between piano and tabla cannot appear, because both instruments are too much
in their own world, and they play together with only some vague connected jazz
harmony. So, while the music is very enjoyable, it is still needs something
extra to go beyond a more obviously received "nice".
Whenever the flute appears the music is more complete. Also the track with
bells, on "Raga Bageshree" works pretty well. The band keeps themselves
listed as a rather improvisational band with a rather young vision, with a
nice result.
Promising (?).

Fabian Fiorini (piano), Suman Sarkar (tablas) en Fabian Beghin (bansurifluit
+ klokken) weten complexe muziek neer te zetten alsof ze groene thee serveren.
Wow, dit is een van die groei-cd's. Hoe meer beluisteringen, hoe meer diepgang
de gelaagde muziek krijgt. Dit lijkt wel een conferentie van beheerste klanken
en vrije improvisaties. Warm ook en vindingrijk. De bansurifluit (Indische
bamboe dwarsfluit) gaat voortdurend in dialoog met knappe pianoriedels en klinkt
als helder water.
Alle tracks hebben vaart al blijft ook het dromerige sterk aanwezig. De klokken
in track 6 (Raga Bageshree) roepen een speciale sfeer op, liefhebbers van beiaardklanken
en van klankschalen zullen zeker genieten. Geef toe, klokken in dialoog met
bijzondere tablaklanken is niet alledaags. Track 7 laat alleen de tablas horen...
wat een verfijning. Een sfeervolle cd.

With a head still full of great sounds from yesterday's World Sacred Music Festival, my offering today follows that theme. Jugalbandi Trio plays music rooted in the ragas of North India, but spiced with a European/jazz sensibility. Suman Sarkar's tabla sets the atmosphere for their compositions. Fabian Fiorini's piano is probably the most improvisational element. And Fabian Beghin's bansuri (transverse bamboo flute) weaves melodic lines atop them.
On this track--probably my favorite from this album--Beghin puts down the flute and instead plays bells. The unusual combination of bells with tabla works remarkably well, to my ear.
Jugalbandi Trio: "Raga Bageshree"
from the album Doab (2005, Home Records)
